Festival “Les Blues du Fleuve”

Festival “Les Blues du Fleuve”

Seul Festival d’intégration en Afrique de l’ouest “Les Blues du Fleuve” symbolise la solidarité des pays riverains du fleuve Sénégal.

Financé par l’artiste international Sénégalais Baaba Maal le festival les Blues du fleuve célèbre sa 16ème édition à Podor (Sénégal).

Le Festival les Blues du Fleuve consacre ses éditions à travers diverses expressions des peuples dont la culture est fortement influencée par l’eau. Cette culture est représentée essentiellement par les arts vivants : musique, danse spectacle traditionnels, Festival multicolores, l’artisanat, ce patrimoine populaire et les préoccupations de développement  des populations sont représenté aussi à travers des expositions thématiques et des conférences.

Cette manifestation sera inscrite cette 16ème année,  pour la paix et l’harmonie sociale du  vivre ensemble Africain dans l’unité, la convivialité autour des peuples unis par le fleuve dans la diversité, et pour l’émergence du Sénégal.

Petit retour en arrière : Mardi 14 Mars 2006. Première édition du festival ” Les Blues du fleuve ».

Cette manifestation, initiée par l’artiste Baaba Maal pour promouvoir l’intégration africaine, a permis aux Hal-pulaar, Maures, et autres habitants du fleuve Sénégal de revisiter le riche patrimoine folklorique du terroir. Point de rencontre de tous les habitants du fleuve Sénégal, le département de Podor a vibré trois jours durant au rythme des « Blues du Fleuve », amenant les populations des deux rives à se donner rendez-vous au quai de Podor.

Une chorégraphie présentée sur le fleuve par les habitants de Winding et de Kaédi (Thioubalo- pêcheurs,) la cinquième région du Brakna département de MBagne et région du Gorgol en Mauritanie, ouvre le spectacle.

En pirogue au large du fleuve, la pagaie à la main, le drapeau mauritanien perché en haut, les pêcheurs ont présenté un mouvement d’ensemble d’une belle facture. Ces peuples de l’eau, accompagnés par des jeunes filles et garçons sur les canoës ont offert aux hôtes du Fuuta, une belle démonstration culturelle. Cette chorégraphie servie avec un beau gestuel de bras valides, a escorté l’initiateur de ce festival inédit, l’artiste Baaba Maal.

Mais l’attraction des festivaliers était surtout le mythique bateau ” le Bou El Mogdad. Ce bateau, sous les eaux du fleuve Sénégal depuis les années 50, assure la desserte Saint-Louis-Podor.

Le défilé des différentes troupes traditionnelles de Podor et des villages environnants a permis d’apprécier la diversité culturelle du peuple pulaar. Au rythme du Wango et du Yéla, les Thioubalo et la troupe Bamtaare de Thioffi, leurs voisins bambara, maures se sont illustrés pour démontrer leurs spécificités culturelles. Les thèmes étaient nombreux et variés. Les festivaliers ont rivalisé d’inspiration autour de l’excision, la circoncision, l’abondance des récoltes et les défilés des détenteurs du savoir traditionnel.

La soirée folklorique, animée au stade par Alassane Wade de Podor, a aussi permis aux festivaliers de découvrir, les chants et danses hal pulaar. Le festival « qui avait, entre autres objectifs, de promouvoir l’intégration africaine a enregistré la participation des artistes de la sous-région ». Avec notamment les groupes, Assureurs du Tango, Mah Kouyaté du Mali, la Mauritanienne Ouleya Mint Amartichitt, etc…

” Pari réussi pour Baaba Maal “

Les rideaux sont tombés sur cette première édition des Blues du fleuve à Podor, avec un concert du roi du Yella, Baaba Maal.

À côté de ce plateau artistique se sont tenues des séances de régates et conférences sur différents thèmes, la réforme foncière, le réchauffement climatique et une caravane de Podor à Ndioum.

Car comme l’a dit l’enfant chéri du Fouta : « Les blues du fleuve, ce n’est pas que du folklore ». Ce qui du reste n’a pas empêché Baba Maal et ses artistes invités à mettre le feu à Podor sous le thème : « la culture dans le Plan Sénégal émergent (PSE) ». Un pari réussi les populations podoroises et riveraines du fleuve Sénégal ont répondu massivement à son invitation.

Un grand podium a été installé le vendredi au quai de Boubou Sall, où était programmée la musique urbaine avec Gaston et les rappeurs locaux. Et ils ont assuré un beau spectacle devant un public venu nombreux.

Au grand terrain des HLM, une tente bien décorée, avec une scène, son et lumière, était aménagée pour accueillir les hôtes de Baaba Maal pour un spectacle de très haute facture.

Le roi du « Yéla » a reçu tous les honneurs.

Dans un premier temps, Baaba Maal s’est contenté de suivre ses pairs, venus lui rendre hommage, mais il a fini par craquer et à les rejoindre sur scène, ne pouvant plus en effet résister aux belles mélodies des frères Guissé, et l’orchestre Baobab.

Le spectacle était au goût du public, qui était venu en masse au stade Alassane Wade de Podor. Les artistes de la sous-région se sont succédé sur scène, petit Yero de la Guinée, en passant par Alou Sam du Mali, Noura de la Mauritanie et Adiouza, côté sénégalais, ont chauffé le public.

Le concert de clôture a été aussi une soirée riche en culture pulaar.

Pour terminer, Baaba Maal a comme d’habitude tenu en haleine un public totalement déchaîné.

Il faut rappeler que cet événement culturel initié par Baba Maal vise à renforcer la cohésion sociale et le rapprochement des populations riveraines du fleuve du Sénégal à savoir la Mauritanie, le Sénégal, la Guinée et le Mali.

Baaba Maal, chanteur international

Baaba Maal, chanteur international

La richesse de la musique sénégalaise est incontestable.

De la tradition, certains artistes comme Baaba Maal parviennent à reproduire l’essentiel pour le mélanger à des sonorités plus modernes. Son appartenance au peuple Toucouleur lui confère aussi un particularisme que l’on retrouve dans ses textes.

Avec Youssou N’Dour et Ismaël Lô, Baaba Maal fait partie du trio qui porte la culture musicale du Sénégal vers les sommets des classements  internationaux.

Baaba Maal est né 1953 à Podor dans la province du Fouta au Sénégal. Il fait partie du peuple Toucouleur ou Haalpulaar (ceux qui parlent le pulaar), des Peuls du nord du pays. Il est issu d’une famille de pêcheurs, ce qui a priori ne le destine pas à une carrière de musicien. Mais sa mère chante pour le plaisir, dans les mariages et autres cérémonies. Le jeune Baaba Maal se familiarise ainsi avec les chants a capella et les mélodies traditionnelles.

Passionné par la musique, Baaba Maal commence à jouer avec des amis. En 1974, après son baccalauréat, il choisit de faire le conservatoire de musique tout en poursuivant des études d’arts plastiques à Dakar. En fait, il n’envisage pas vraiment de devenir artiste, mais plutôt professeur. Pourtant, il s’intègre en même temps que son ami de longue date, Mansour Seck à une association qui a pour but de promouvoir la culture toucouleur, Lasly Fouta. Ils parcourent ainsi une partie de l’Afrique de l’Ouest avec un ensemble de 70 musiciens.

Est-il besoin de vous présenter l’enfant chéri de tout le Fouta, celui que le monde entier surnomme à juste titre « le roi du yéla ». (Le Yéla « vœux exaucés » est la musique principale des toucouleurs et a été créé dans le Fouta-Toro. C’est un ensemble de chants et de danses qui à l’origine servait de rituel pour rendre grâce à Dieu.

Du carrefour des rythmes et de couleurs de tous genres, la mélodie vous donne assurément cette soif de revisiter la musique authentique, celle de chez nous. Ces notes suaves originaires de l’Afrique de l’Ouest sont celles qui sont l’expression du grand empire du Mali qui en effet s’étendait du Sénégal jusqu’aux frontières du Cameroun.

Que de personnalité et d’amour dans le cœur de Baaba Aissata Samba Boubou Yacine, sa carrière musicale est chimérique et son talent incontestable.

Il est issu de l’ethnie Peulh, c’est-à-dire ceux qui peuplent le Nord-Est du Sénégal, le Sud de la Mauritanie et l’Ouest du Mali en passant par la Guinée, la Gambie, etc…

L’épervier de tous les temps n’appartient pas à la caste des griots mais plutôt à une famille de pêcheurs de la vallée « les Thiouballo ». Très jeune, il s’est intéressé à la musique avant même de l’étudier. Après la faculté des lettres, il ouvrit résolument les portes de l’école nationale des Beaux-Arts à Dakar. Puis il participe activement à la troupe folklorique dénommée « Lasly Fouta » et entreprend un long périple à travers les pays africains. Cette pratique est une forme de quête de savoir et de connaissance qui entrent dans la vie professionnelle de l’artiste en Afrique.

Baaba Maal chante le plus souvent en poular, cette langue commune à beaucoup de pays africains.

En 1985, en compagnie de ses amis inséparables à l’image de Mbassou Niang et de Mansour SECK, Baaba Maal a créé l’orchestre « le Daandé Lénol » qui veut simplement dire « la voix du peuple ».

Baaba Maal est un chanteur très engagé : « je chante parce que la musique est avant tout ma vie. Cette vie ne mérite d’être vécue que lorsque les mélodies s’enchevêtrent avec le quotidien. Elle rapproche les peuples et leur donne la joie de vivre. Avec elle la tristesse ne peut jamais prendre part à nos actions ».

En 1996, il est nominé dans la catégorie des « World Music » aux Grammy Awards américains, l’équivalent des oscars.

Depuis cette date il ne cesse d’aller de victoire en victoire sur l’échiquier de la musique africaine.

Le 28 juillet 2003, il est nommé émissaire du programme des Nations Unies pour le Développement (P.N.U.D.) pour la jeunesse. Sa mission est de servir de guide pour atteindre les huit objectifs du millénaire pour le développement (O.N.D.) jusqu’en 2015.

MERCI

Pour ton désir ardent de développer le plus vieux continent,

Pour ta lutte contre l’analphabétisme, l’illettrisme,

La faim, la pauvreté et les maladies de toutes sortes.

Merci pour toutes tes actions humanitaires dans le monde.

En 2004, il accueille 18 stars du continent africain pour l’enregistrement de sa chanson « nous sommes les tam-tams de l’Afrique », prônant ainsi la lutte contre la faim et le sida.

A Oslo, il a animé la soirée de Gala du prix Nobel de la Paix de l’écologiste Kenyone Wangari Maathaï. Dans la même année il a été immortalisé aux Etats-Unis par l’inscription de son nom sur le mur d’Afro-pop en compagnie de son fidèle ami Mansour SECK.

En 2005, il a été la vedette de la marche contre la pauvreté. Il fut ainsi à cette période le porte-parole de l’Afrique toute entière.

Le 20ème anniversaire de sa formation le « Daandé Lenol » a été fêté au Sénégal et en Mauritanie, une manière de montrer les liens séculaires entre les deux pays.

Les Blues du Fleuve 

L’un des lieux les plus romantiques et les plus indiqués pour des compositions musicales demeure les rives du fleuve.

Au crépuscule du soir, quand pour la dernière fois le soleil jette ses rayons sur la planète terre comme pour lui dire au revoir, les artistes dans leur ensemble choisissent cette période de la journée pour chanter au bord du rivage.

Le calme de la nuit qui se profile à l’horizon donne à ceux-là une occasion privilégiée pour dialoguer avec les flots de l’eau que certains qualifient de messagers infidèles. L’écho qui reprend la voix donne des ailes aux chanteurs qui passent des heures entières à fredonner des chansons pour leur donner une âme.

Cette interaction entre le chanteur, l’eau, l’écho et le fleuve demeure une complicité positive pour rendre encore plus frénétiques les mélodies.

C’est ce qui a poussé Baaba Maal à vouloir instaurer une période communicationnelle entre les esprits de l’eau et le monde extérieur. C’est dans ces conditions que le festival « Blues du Fleuve » est né.

Tous les grands artistes de ce monde à l’image de Baaba Maal, pour une partie de leur vie se sentent redevables de quelque chose quand ils acquièrent une certaine notoriété. C’est dans ces conditions qu’il est important de vous faire connaitre l’idée de partage de Baaba MAAL à travers ce message qu’est « Blues du Fleuve ».

Organiser cette rencontre à la fois culturelle et artistique dans sa ville natale relève du patriotisme.

Le festival international « Les Blues du Fleuve » se donne l’ambition de promouvoir tous les artistes, en général, pour une opportunité d’échange et de collaboration pendant trois jours durant lesquels, l’art, la culture et la musique seront les points principaux.

Pendant cette période, tous les pans, tant sociaux, économiques que culturels seront à l’honneur. Les artisans de la région dans leur ensemble seront de la fête pour imprimer à l’événement un cachet particulier.

Baaba Maal veut à nouveau fédérer l’art et la culture dans la musique africaine et celle du monde. C’est une occasion rêvée de faire connaitre le patrimoine de notre nation et celle des pays voisins à travers cet évènement riche en couleur.

Cette manifestation doit être l’affaire de tous pour son succès éclatant. La main dans la main, le festival « Blues du Fleuve » sera un repère pour présenter notre localité c’est-à-dire la ville de « Pot-d’or » aux touristes qui viendront de toutes parts en raison de l’événement.

Les orignes africaines “du Blues” 

 

Le fleuve Sénégal qui charrie ses eaux et inonde toute la terre a en effet participé à la naissance aux Etats-Unis d’Amérique du « Blues ».

C’est au fond de son cœur et de ses entrailles qu’un désespoir s’est installé, après que les fils d’Afrique pour une très longue période, ont été déportés, vendus, exploités, humiliés et torturés.

Le cours d’eau le plus célèbre de notre sous-région a participé sans le savoir à cette besogne avilissante en jouant un rôle très déterminant dans cet état de fait.

L’acheminement de tous les esclaves en direction de Gorée passait par le fleuve. Après quoi, les destinations se faisaient au gré du négrier : les Antilles, les Caraïbes, les Etats-Unis d’Amérique, le Brésil et bien d’autres.

Les bateaux à voiles fendaient la chair humide de nos flots pour conduire les marchands de la honte vers les endroits les plus reculés pour un commerce sordide : « La traite des noirs ».

Des années durant l’Afrique a assisté, d’une manière impuissante à la vente de ses fils qui ont atterri, dans la plus grande majorité du pays de l’oncle Sam. C’est dans ce déchirement profond que l’immigration est devenue un phénomène par le biais du fleuve.

Dans ce tumulte de désolation et de misère impitoyable les premiers soupirs de nos ancêtres se sont fait entendre sur les rives du Mississipi. C’est de cette façon qu’est né le blues.

Au même titre que la Soul Music, les blues sont elles aussi d’origine africaine parce que transportées par les noirs qui sont tous venus du vieux continent.

L’eau du Mississipi, en irrigant les milliers d’hectares destinés à la culture du café, du vin, de la banane et du coton, a donné aux noirs l’occasion de se souvenir de leurs origines communes qu’ils ont toujours gardées en mémoire :

l’Afrique.

En raison de sa vocation agricole, le Sud-américain, grâce à ce peuple courageux, est devenu prospère. Ces milliers de bas d’hommes et de femmes qui courbent l’échine sous le soleil accablant d’Amérique, ont donné à William Christopher Handy, Chuck Berry, Charley Patton, une raison de chanter les blues. C’est dans ces conditions que les blues sont unanimement reconnus comme ayant des origines purement africaines.

Cette musique aux paroles mélancoliques accompagnées de guitare sèche, d’harmonica et de washboard (planche à laver) pour la percussion, banjo a des racines sénégambiennes. Les ressemblances les plus remarquables sont relevées dans deux faits : le mythe et l’improvisation.

Aperçu de l’Agriculture sénégalaise

Aperçu de l’Agriculture sénégalaise

L’agriculture au Sénégal: un puissant levier de développement.

Au Sénégal, l’agriculture a toujours été perçue comme le socle sur lequel repose le développement socioéconomique du pays. Mais, depuis l’accession du pays à la souveraineté internationale, les différents gouvernements qui se sont succédé à la tête du pays peinent à mettre en place des politiques agricoles cohérentes qui prennent en compte par exemple la préservation de la biodiversité, la protection des petites exploitations agricoles familiales et les intérêts des agricultrices.

  • Production maraîchère

Le Sénégal produit des légumes de type européen/régions tempérées (chou, laitue, tomate, aubergine, haricot, melon, carottes, navet, pomme de terre, oignon, poivron blanc, etc.) et de type africain/régions chaudes (oseille de Guinée, gombo, aubergine amère, la patate douce, manioc etc.)

Patate douce

Oignons et bananiers

Salade

Hibiscus

Le Gombo

Le Manioc

  • Production fruitière

L’offre en fruits est constituée d’espèces de zone tempérée (agrumes) et surtout de fruits dits tropicaux : mangue, banane, ananas, papaye, etc. Les fruits sont essentiellement destinés au marché local, mais occupent de plus en plus la place dans les exportations avec un créneau de production très favorable pour la mangue (mai-juillet). L’essentiel de la production fruitière du Sénégal provient de la région de la Casamance et de la région de Thiès. Les régions de Ziguinchor et Kolda sont caractérisées par une importante production de bananes (périmètres communs avec plusieurs exploitants autour d’une unique source d’eau), d’agrumes, de mangues, d’oranges, de mandarines, de papayes, de citrons, et de goyaves.

Mangue

Bananes

Fleur de bananier

Papaye

Goyave

Mandarine

  • Cultures pluviales (mil, mais, sorgho, fonio)

Le mil à chandelle ou mil pénicillaire est la principale culture céréalière du Sénégal.

Il tolère la sécheresse, un faible niveau de fertilité des sols et des températures élevées.

Il est cultivé principalement au centre du pays couvrant les régions de Kaolack, de Louga, de Diourbel, de Thiès et dans la région de Tambacounda.

Le sorgho est produit à l’est du bassin arachidier, au Sud dans la région de Kolda, notamment dans le département de Vélingara et dans la Vallée du fleuve Sénégal en raison des habitudes alimentaires des ménages ruraux de ces zones.

Le sorgho de décrue compte de nombreux avantages pour les populations de la vallée du fleuve Sénégal. Il valorise de vastes terres, fertilisées par les crues, tout en permettant une culture de saison sèche. 

La culture du maïs, plus exigeante en eau, se développe principalement dans les régions de Tambacounda, de Kolda et de Kaolack. Le programme « maïs » initié en 2003 par le gouvernement avait diffusé la culture dans toutes régions du Sénégal mais l’effet recherché n’a pas été atteint.

Au Sénégal, le volume des achats de maïs s’est établi à environ 400 000 tonnes en 2022. Ce niveau record  a engendré des dépenses de 92,3 milliards Fcfa soit 153 millions $.

Le fonio reste quant à lui concentré dans les régions de Tambacounda et de Kolda avec des productions encore faibles    (4 000 tonnes par an).

C’est une culture très souvent menée par les femmes, toujours transformée par elles. Le fonio est cultivé durant la saison des pluies, Sa culture et sa transformation sont essentiellement manuelles. D’abord, on charrue, puis on sème avec une calebasse, racontent les productrices.

  • Riz, principale culture irriguée

Le riz est l’aliment de base des sénégalais. Il s’est fortement substitué aux céréales locales (mil sorgho, maïs), en milieu urbain mais aussi en milieu rural et représente aujourd’hui plus de 50 % de la consommation des ménages en céréales. Les ménages dépensent en moyenne 8 % de leurs revenus dans l’achat du riz. Les Sénégalais consomment surtout du riz brisé auquel ils se sont habitués depuis la colonisation (importation des sous-produits de la transformation du riz d’Asie). Le système de production irrigué est pratiqué dans la vallée du fleuve Sénégal (au Nord) où d’importants investissements ont été réalisés depuis 40 ans et dans le bassin de l’Anambé (au Sud). Le potentiel du pays en terres irrigables est de 240 000 ha dans la vallée du fleuve Sénégal.

La production est évaluée en 2023 à 1,6 millions tonnes de riz blanc. Le taux de couverture des besoins par la production nationale est calculé sur la base du ratio entre la production en riz blanc et la demande en riz. Elle se chiffre en 2023 à 52% des besoins nationaux.

  • L’arachide

Introduite dès le XVIe siècle par les navigateurs portugais, la culture de l’arachide a profondément marqué l’économie du pays. Au début des années 60, le Sénégal était le premier exportateur mondial d’arachide. Aujourd’hui, elle compte parmi les quatre premiers produits d’exportation du Sénégal, avec la pêche, les phosphates et le tourisme et occupe directement ou indirectement au moins 4 millions de Sénégalais.

La production d’arachide a augmenté de près de 12 % en 2023/2024. Au Sénégal, la récolte d’arachide s’est établie à plus de 1,67 million de tonnes.

  • Le Coton

La zone de production du coton est concentrée au sud du Sénégal. Il s’agit d’une filière structurée autour de la Fédération nationale des producteurs de coton (FNPC), représentant plus de 20 000 exploitations familiales et de la Sodefitex qui dispose de cinq usines d’égrenage à Kahone, Kédougou, Tambacounda, Vélingara et Kolda.

La production en 2022/2023 est de 16 000 tonnes de graine de coton. Le coton est le 10e produit d’exportation du Sénégal.

  • La Production animale

    Le cheptel national sénégalais, largement dominé par quelque 50 millions de têtes de volaille, compte plus de 3,5 millions de bovins, 13 millions de petits ruminants, 950.000 équidés et 400.000 porcs. L’exploitation du cheptel reste néanmoins dominée par des modes extensifs de conduite des troupeaux. Selon la situation agroécologique du pays, on peut distinguer trois systèmes d’élevage bovin et ovin :

    • un système pastoral (élevage extensif transhumants ou semi-transhumant
    • un système agropastoral avec des troupeaux de bovins et d’ovins de plus petite taille
    • un système intensif ou semi-intensif, d’embouche bovine ou de production laitière.

    L’élevage bovin et petits ruminants, activité importante en milieu rural, répond plus à une logique d’épargne et de prestige social que d’exploitation économique. C’est une des raisons majeures qui explique le faible taux d’exploitation du bétail. En 2024, Le Sénégal a eu besoin pour la fête de Tabaski 2024 de 810 000 moutons. Des besoins que la production locale ne couvre pas. Le déficit environ 300 000 têtes, est comblé par les importations de la Mauritanie, du Mali, les principaux pays d’origine des moutons importés.

  • La production laitière est estimée à 281 millions de litres de lait en 2024, alors que les importations totales de produits laitiers sont de 680 millions de tonnes la même année.

  • Filière avicole

Les effectifs de la filière avicole sont estimés annuellement à plus de 50 millions de têtes pour la volaille traditionnelle et 20 millions de têtes pour la volaille industrielle pour une production d’œufs de 1.3 milliard d’unités.  

Astrologie africaine

Astrologie africaine

L’astrologie africaine s’appuie sur des symboles, des totems et des croyances profondément enracinés dans les diverses cultures africaines.

Chaque signe, souvent représenté par des animaux ou des éléments naturels, symbolise des traits de caractère spécifiques et offre des aperçus sur les forces et les faiblesses individuelles.

L’astrologie africaine joue un rôle important dans les pratiques spirituelles et culturelles, guidant souvent les décisions de vie, les rituels et les cérémonies.

Elle offre des conseils, des prédictions et un soutien moral, reflétant une compréhension profonde et holistique de l’univers.

La diversité des signes astrologiques africains illustre la richesse et la complexité des traditions et des croyances du continent.

Tu es Baobab
Si tu es né entre le 4 janvier et le 3 février 

Symbolisme : Résilience et stabilité

Devise : Je résiste

Elément symbolique : Terre

Forces : Endurance, Sagesse, Patience, Capacité à soutenir les autres

Faiblesse : Rigidité, Tendance à l’isolation, Entêtement, Inflexibilité

Tu es Bien d’ambre et d’argent
Si tu es né entre le 4 février et le 5 mars 

Symbolisme : Prospérité et Abondance

Devise : J’accumule

Elément symbolique : Terre et Métal

Forces : Sens des affaires, Pragmatisme, Générosité, Ressources

Faiblesse : Matérialisme, Avarice, Résistance au changement, Tendance à l’excès

Tu es Famille
Si tu es né entre le 6 mars et le 4 avril 

Symbolisme : Unité et Connexion

Devise : J’unis

Elément symbolique : Eau

Forces : Empathie, Capacité à nourrir, Sens de la communauté, Fidélité

Faiblesse : Dépendance émotionnelle, Surprotection, Peur de l’isolement, Possessivité

Tu es Petits services rendus au voisinage
Si tu es né entre le 5 avril et le 4 mai

Symbolisme : Coopération et Altruisme

Devise : J’aide

Elément symbolique : Air

Forces : Générosité, Capaciter à connecter les gens, Sens du service, Altruisme

Faiblesse : Difficulté à fixer les limites, Excès de zèle, Négligence de soi, Sacrifice excessif

Tu es Le marché
Si tu es né entre le 5 mai et le 4 juin 

Symbolisme : Echange et Abondance

Devise : J’échange

Elément symbolique : Terre

Forces : Sens des affaires, Diplomatie, Esprit d’Entreprise, Perspicacité

Faiblesse : Matérialisme, Manipulation, Avidité, Opportunisme, Superficialité

Tu es Ancêtre
Si tu es né entre le 5 juin et le 4 juillet 

Symbolisme : Sagesse et Héritage

Devise : Je perpétue

Elément symbolique : Terre

Forces : Connaissances Historiques, Respect des Traditions, Profondeur Spirituelle

Faiblesse : Réticence au Changement, Conservatisme Excessif, Rigidité

Tu es Juge
Si tu es né entre le 5 juillet et le 4 août 

Symbolisme : Justice et Equilibre

Devise : J’équilibre

Elément symbolique : Air

Forces : Equité, Capacité d’analyse, Intégrité, Sens de la Justice, Objectivité

Faiblesse : Criticisme, Indécision, Froideur émotionnelle, Intransigeance

Tu es Noix de Kola
Si tu es né entre le 5 août et le 3 septembre 

Symbolisme : Communication et Hospitalité

Devise : Je relie

Elément symbolique : Air

Forces : Capacité à communiquer, Ouverture d’esprit, Bon vivant, Adaptabilité

Faiblesse : Superficialité, Dispersion, Tendance à l’inconstance, Difficulté à être seul

Tu es Voyageur
Si tu es né entre le 4 septembre et le 3 octobre

Symbolisme : Aventure et Exploration

Devise : J’explore

Elément symbolique : Air

Forces : Curiosité, Adaptabilité, Soif d’apprendre, Indépendance, Ouverture d’esprit

Faiblesse : Instabilité, Fugacité, Manque d’enracinement, Impatience, Insatisfaction

Tu es Eloignement
Si tu es né entre le 4 octobre et le 3 novembre 

Symbolisme : Indépendance et Quête de soi

Devise : Je me renouvelle

Elément symbolique : Eau

Forces : Capacité d’Auto-Réflexion, Indépendance, Courage de changer, Perspicacité

Faiblesse : Isolement, Mélancolie, Fuite des responsabilités, Tendance à l’errance

Tu es Enfant de la parole
Si tu es né entre le 4 novembre et le 3 décembre 

Symbolisme : Communication et Expression

Devise : Je communique

Elément symbolique : Air

Forces : Capacité à exprimer, Charisme, Persuasion, Créativité Verbale, Ecoute

Faiblesse : Manipulation, Parler sans écouter, Verbalisation excessive

Tu es Récolte dans le grenier
Si tu es né entre le 4 décembre et le 3 janvier 

Symbolisme : Abondance et Prévoyance

Devise : J’accumule

Elément symbolique : Terre

Forces : Planification, Résilience, Ethique du travail, Méfiance, Rigidité

Faiblesse : Réticence au Changement, Conservatisme Excessif, Rigidité

Quels sont les symboles associés aux signes africains ?

Les symboles associés aux signes astrologiques africains sont souvent tirés de la nature, de la culture et des traditions spirituelles africaines. Chaque signe est lié à un ensemble de symboles ou de totems qui reflètent des aspects clés de la personnalité, de la vie et de la culture africaine. Voici les symboles associés à chaque signe que vous avez mentionné :

  1. Baobab : Ce signe est symbolisé par l’arbre baobab, connu pour sa taille imposante et sa longévité. Il représente la force, la résilience et la survie.
  2. Biens d’ambre et d’argent : Ce signe pourrait être symbolisé par des objets de valeur comme l’ambre et l’argent, représentant la richesse, la prospérité et l’abondance.
  3. Famille : Ce signe est souvent représenté par des symboles de l’unité familiale, tels que la maison ou le cercle familial, indiquant la solidarité, la protection et les liens familiaux.
  4. Petits services rendus au voisinage : Ce signe peut être symbolisé par des images de coopération et d’entraide, comme des mains entrelacées ou une communauté en cercle, illustrant l’importance des liens sociaux et de la communauté.
  5. Le Marché : Associé au marché, ce signe peut être représenté par des symboles de commerce et d’échange, comme des balances ou des biens commerciaux, reflétant l’abondance et les interactions sociales.
  6. Ancêtre : Ce signe est souvent symbolisé par des figures ou des objets ancestraux, tels que des masques ou des artefacts, évoquant la sagesse, l’héritage et le respect des traditions.
  7. Juge : Le symbole de la balance ou d’une figure en position d’autorité peut représenter ce signe, symbolisant la justice, l’équité et la capacité à arbitrer.
  8. Noix de Kola : Ce signe peut être symbolisé par la noix de kola elle-même, qui est un important symbole culturel en Afrique, représentant l’hospitalité, la communication et la communauté.
  9. Voyageur : Le symbole de ce signe pourrait être un chemin ou des pieds en mouvement, représentant le voyage, la découverte et l’aventure.
  10. Éloignement : Ce signe peut être représenté par des symboles de solitude ou de distance, comme un chemin s’étendant à l’horizon, illustrant la quête de soi et l’exploration.
  11. Enfant de la parole : Ici, le symbole pourrait être une langue ou un livre, représentant la communication, l’éloquence et l’expression.
  12. Récolte dans le grenier : Ce signe peut être symbolisé par un grenier rempli ou des épis de maïs, représentant l’abondance, la prévoyance et les récompenses du travail acharné.

    Ces symboles illustrent la manière dont les signes astrologiques africains sont profondément enracinés dans la vie quotidienne, la culture et l’environnement naturel du continent. Ils offrent une perspective unique et enrichissante sur la personnalité et le destin.

Comment connaître votre signe astrologique africain ?

Pour connaître votre signe astrologique africain, il faut d’abord identifier le système astrologique spécifique que vous souhaitez explorer, car l’Afrique, avec sa grande diversité culturelle, possède plusieurs systèmes astrologiques différents. L’un des systèmes les plus connus est basé sur des cycles lunaires et divise l’année en périodes correspondant à différents signes, chacun associé à des symboles et des totems spécifiques.

Voici comment vous pouvez procéder pour découvrir votre signe dans ce système :
  1. Date de Naissance : Connaître votre date de naissance exacte est essentiel, car les signes sont attribués en fonction de périodes spécifiques de l’année.
  2. Référence au Calendrier du Système Choisi : Vous devrez vous référer au calendrier spécifique du système astrologique africain que vous avez choisi. Chaque système divise l’année différemment, et les signes sont attribués en fonction de ces divisions.
  3. Recherche en Ligne ou Consultation d’Ouvrages : Vous pouvez rechercher en ligne ou dans des livres spécialisés pour trouver le calendrier correspondant au système astrologique africain qui vous intéresse. Il existe des ressources qui détaillent les différentes périodes de l’année et les signes correspondants.
  4. Consultation avec un Expert en Astrologie Africaine : Pour une compréhension plus approfondie, vous pourriez consulter un expert ou un praticien de l’astrologie africaine. Ils pourront vous fournir des informations détaillées et personnalisées sur votre signe et sa signification.
  5. Interprétation des Symboles et Totems : Une fois que vous connaissez votre signe, vous pouvez explorer sa signification, les symboles, les totems et les traits de personnalité qui lui sont associés dans la tradition astrologique africaine spécifique.

Il est important de garder à l’esprit que l’astrologie africaine, comme toute forme d’astrologie, doit être abordée avec ouverture d’esprit et curiosité. Elle offre une perspective culturelle et spirituelle unique, profondément enracinée dans les traditions africaines.

 

Le Commerce Equitable

Le Commerce Equitable

 “Quiconque travaille a droit à une rémunération équitable et satisfaisante
lui assurant ainsi qu’à sa famille une existence conforme à la dignité humaine.”

Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, article 23 alinéa 3 (1948)

Un principe simple…..

Vous pouvez devenir des “consomm’ acteurs”, le commerce équitable a pour objectif de faire de vous des consommateurs intelligents.                 

Ce concept vise l’équilibre dans les échanges commerciaux entre les petits producteurs du Sud du globe et les consommateurs du Nord.            

L’objectif ultime, c’est d’éviter aux premiers de recourir à l’emprunt international donc de refuser l’endettement à outrance.  Les petits producteurs deviennent ainsi des partenaires à part entière. A nous les consommateurs d’œuvrer en ce sens.

Trois principes règlent le commerce équitable
  • Diminuer le nombre d’intermédiaires dans les échanges commerciaux entre le Nord et le Sud.
  • Développer des partenariats sur le long terme entre petits producteurs et consommateurs occidentaux pour offrir des débouchés surs pour les produits équitables.
  • Enfin, le prix doit être équitable pour couvrir les coûts de production et laisser une marge pour l’investissement.

Les devoirs du producteur.

Le producteur à l’obligation d’œuvrer en faveur de l’environnement par des pratiques agricoles douces.

Il doit maintenir un équilibre entre la production de subsistance et d’exportation, et toutes ces décisions doivent être inscrites dans un cadre démocratique.

Le commerce équitable doit au final permettre de lutter contre l’exploitation des enfants, l’esclavage et le travail forcé.

Les produits concernés.

Le café, bien sur, qui a contribué a faire connaître le commerce équitable, mais aussi les thés, chocolats, sucres, céréales, jus de fruit, bananes… On trouve également, en boutique et sur internet, des vêtements (Azimuts), du linge de maison, des objets de décoration, des jouets, de la vaisselle, des produits cosmétiques ou des instruments de musique.

Né dans les années 50 En 1957, un groupe de jeunes catholiques des Pays-Bas décide de former une association de commerce dit alternatif dans le but d’importer directement des produits des pays en développement.

Puis les pays concernés élèvent la voix et réclame le commerce équitable dans le cadre du développement durable dans les années 60 aux Nations Unies : marre de la dépendance… Le premier groupe certifié équitable, c’est celui de Max Havelaar qui voit le jour en 1988.