Le Cinéma africain

Le Cinéma africain

L’expression “cinéma africain” désigne les films et la production cinématographique associés aux pays
d’Afrique du Nord, d’Afrique noire francophone et d’Afrique noire non francophone.

Même si une industrie du cinéma existe depuis le début du XXe siècle en Afrique du Sud et que des expériences locales ont été tentées en Tunisie dès les années 1920, les cinémas africains sont relativement jeunes puisqu’ils ont commencé à être produits à partir de la décolonisation et des indépendances (années 1950 et surtout 1960).

L’Afrique est de loin le « continent le plus mal desservi » en matière de distribution cinématographique, avec seulement un écran pour 787 402 personnes« Seuls 19 pays africains sur 54 (35 %) offrent un soutien financier quelconque aux cinéastes, le plus souvent sous la forme de petites subventions ou d’aides »

(2018) Sur les traces du Sénégal d’Omar Sy

Pendant six ans, le réalisateur a silloné le Sénégal pour trouver les décors de son futur road-movie, accompagné de sa co-scénariste Agnès de Sacy. Tous les décors du film sont réels, de Diofor, un village de la commune du Sine Saloum dans l’ouest, à la capitale Dakar. Des scènes ont également été tournées à Thiès, Saint-Louis, Podor et Loumpoul.

L’accueil au Sénégal

Tourné au Sénégal, le film y a également été projeté en avant-première. Toute l’équipe s’est retrouvée au Grand Théâtre national de Dakar, en présence de Youssou N’Dour et de l’ambassadeur de France notamment. Deux projections en plein air ont également été organisées. L’une à Saint-Louis et l’autre à Diofor, avec les habitants des communes qui, pour plusieurs d’entre eux, ont joué les figurants. La salle de cinéma Canal Olympia terenga a elle aussi projeté le film en présence d’Omar Sy.

Jacques Sarasin (2001) part sur les traces du chanteur Boubacar Traoré, entre les foyers d’immigrés de la région parisienne et les villes du Mali.

A la radio, dans les années soixante, Boubacar Traoré réveille chaque matin le Mali en chantant l’indépendance. Il fait danser tous les jeunes sur ses tubes mais sa musique est uniquement diffusée par la radio et il n’a pas un sous en poche. Il pose alors sa guitare et commence à travailler comme tailleur pour nourrir sa famille. Quelques années plus tard, un drame le frappe : Pierrette, sa femme aimée décède. KarKar ne s’en remet pas et s’exile en France. Il travaille dans le bâtiment et chante dans les foyers d’immigrés de la région parisienne où il passe sa vie. Au Mali, on le croit disparu à jamais. Quelques années plus tard, un producteur phonographique écoute un vieil enregistrement… La fin du film, « Karkar », de sa voix rauque inimitable entonne :

« Tu peux être un roi chez toi, mais dès que tu es immigré, tu es n’importe quoi ». Tout est dit.

Et aussi de superbes images, le fleuve Niger, le pays Dogon et les falaises de Bandiagara et encore de la musique dont un morceau en compagnie d’Ali Farka Touré : grandiose !!!

(2021) Twist à Bamako de  Robert Guédiguia

Le Mali goûte son indépendance fraîchement acquise et la jeunesse de Bamako danse des nuits entières sur le twist venu de France et d’Amérique.

Samba, le fils d’un riche commerçant, vit corps et âme l’idéal révolutionnaire : il parcourt le pays pour expliquer aux paysans les vertus du socialisme.

C’est là, en pays bambara, que surgit Lara, une jeune fille mariée de force, dont la beauté et la détermination bouleversent Samba. Samba et Lara savent leur amour menacé.

Mais ils espèrent que, pour eux comme pour le Mali, le ciel s’éclaircira…

2023 “Tirailleurs”. Ce film revient sur le destin tragique des Africains, souvent enrôlés de force par l’armée française pour étoffer ses rangs, pendant la période coloniale. Tirailleurs raconte l’histoire d’un père (Omar Sy), qui rejoint les forces françaises en 1917 après que son fils (Alassane Diong) a été enrôlé de force sur un territoire colonisé par la France. Bakary Diallo n’a qu’un seule obsession : ramener Thierno vivant de la Grande guerre.

A l’instar du film Indigènes de Rachid Bouchareb, Tirailleurs a permis de remettre sur le devant de la scène ces héros oubliés et maltraités. La sortie du film a coïncidé avec l’annonce qu’une vingtaine de tirailleurs sénégalais allaient pouvoir rentrer définitivement dans leur pays d’origine sans perdre leur minimum vieillesse.

La noire de Sembène Ousmane (1966, en noir et blanc)  Film franco-sénégalais

C’est le 1er film de Sembène Ousmane, figure emblématique du cinéma africain. C’est aussi le 1er film africain à être primé lors d’un festival.

La Noire est une Sénégalaise qui s’occupe des enfants d’un couple de Français installé à Dakar. Elle les suit à leur retour en France, s’occupe alors des tâches ménagères et se retrouve prisonnière dans l’appartement du couple. On vit son sentiment d’isolement et de perte d’identité qui la conduit à regretter d’avoir quitté son pays natal. Sembène Ousmane démarre avec ce film le combat de toute une vie : la lutte contre l’esclavage moderne des Noirs et leur soumission aux Blancs.

Un film qui ne peut pas laisser indifférent sur des sujets toujours d’actualité ! Ce personnage, à la fois doux et rebelle, symbolise toute la révolte des femmes contre l’injustice de la colonisation. 

2023 “Moi Capitaine” empruntant les codes du grand film d’aventure, le réalisateur italien Matteo Garrone raconte le périple d’un adolescent malgré lui à la barre d’une embarcation de fortune alors qu’il « ne sait même pas nager ».

Le départ de la maison, les trafiquants, la traversée du désert, les « prisons » libyennes, la fuite par la Méditerranée… Cette histoire est celle de Fofana Amara.

Et elle résonne avec justesse avec les récits de vie des personnes secourues par notre navire.  

Entrevue croisée d’un réalisateur engagé et de celui qui a inspiré « Moi, capitaine », un « voyage initiatique d’un garçon qui deviendra un homme. »

2024, “Ici et là-bas”. Installé depuis 15 ans au Sénégal, Adrien mène une vie paisible au côté de sa compagne Aminata. Lorsqu’ il est renvoyé en France pour un problème de visa, il débarque chez Sékou, un cousin éloigné de sa femme, qui travaille comme commercial à Paris.

Contraint par sa patronne d’aller en régions à la rencontre de clients, Sékou n’a d’autre choix que d’embarquer ce drôle de cousin dans un tour de France qui leur réserve bien des surprises.

(2023). Les jeunes adultes, Banel (18 ans) et Adama (19 ans) vivent dans un village reculé du nord du Sénégal qu’ils n’ont jamais quitté.

Adama, gardien de vaches, est calme et introverti tandis que son épouse Banel fait preuve d’une nature passionnée et rebelle. Tous deux sont très amoureux et aspirent à avoir leur propre maison. C’est pour cette raison que le couple a décidé de vivre séparément de leurs familles respectives. L’équilibre de la communauté est rompu lorsqu’Adama refuse de remplir son devoir de sang en tant que futur chef. Il en informe le conseil du village, ce qui provoque bien des remous.

La Pirogue est un film francosénégalais 

réalisé par Moussa Touré, sorti en 2012.

Le film a concouru dans la catégorie Un certain regard du Festival de Cannes 

Des hommes et une femme quittent le Sénégal à bord d’une pirogue, en compagnie d’autres émigrants guinéens. Ils souhaitent tous rejoindre l’« eldorado » espagnol et européen via les îles Canaries. Pour cela, ils doivent affronter la solitude de la mer, une violente tempête et une panne de moteur qui les laissent perdus au milieu de l’immensité liquide. Ils doivent jeter des victimes à la mer et subir de longs jours d’attente sans boire ni manger jusqu’à leur sauvetage par la marine espagnole. Recueillis aux Canaries par la Croix-Rouge espagnole, les rescapés sont expulsés en avion vers leur pays d’origine au bout de quelques jours.

(2023) Saloum.

Abattus en vol après avoir fui un coup d’État en exfiltrant un baron de la drogue de Guinée-Bissau, les légendaires mercenaires connus sous le nom de Hyènes de Bangui – Chaka, Rafa et Minuit – doivent se cacher et faire profil bas afin de réparer leur avion et ne pas attirer l’attention sur les kilos d’or qu’ils ont volés. Leur objectif : Dakar, au Sénégal.

Trouvant refuge dans un camp de vacances du Sine-Saloum, ils font de leur mieux pour se fondre parmi les vacanciers. Ils vont y retrouver Awa, une muette aux secrets cachés, ainsi qu’un policier qui pourrait être à leurs trousses, mais c’est Chaka qui cache le plus sombre des secrets. À l’insu des autres Hyènes, il les a amenés ici pour une raison précise et lorsque son passé le rattrape, ses décisions ont des conséquences dévastatrices, menaçant de déchaîner l’enfer sur eux.

Une publicité pour le littoral sénégalais, à voir pour les très beaux paysages.

Richesses ethniques du pays de la Teranga

Richesses ethniques du pays de la Teranga

Le facteur ethnique joue un rôle important dans le fonctionnement des sociétés africaines.

Parmi les autres grandes catégories de différenciation sociale :

  • caste,
  • religion,
  • classe, 

l’ethnicité semble la plus opérante.

L’impact des grandes religions importées, le statut des castes ainsi que les divisions politiques entraînées par le fait colonial et sa suite, n’ont pas réussi à ébranler durablement l’unité nationale sénégalaise.

Celle-ci s’est forgée historiquement et les nombreux mariages interethniques ou l’urbanisation accélérée ont fait du Sénégal “une communauté de personnes originaires d’un même territoire, obéissant aux lois d’un même Etat”.

Le sénégal compte vingt et une ethnies.

Les groupes ethniques au Sénégal

Issus du royaume Dyolof fondé au XVIème siècle, les Wolof se dispersèrent vers le XVIème siècle. Représentant aujourd’hui 43% de la population sénégalaise, ils constituent l’ethnie dominante. Mais 80% de Sénégalais parlent le Wolof, devenu la langue principale.

Leur langue d’origine nigéro-congolaise est devenue un moyen d’expression à part entière. Majoritaires, les Wolofs constituent sans conteste l’ethnie qui joue le rôle le plus important.

Associés au colons dans le développement de l’Afrique Occidentale française et souvent usés par eux, ils ont réussi à tirer leur épingle du jeux et ténir les rênes du Sénégal indépendant. Leur peuple est régi par un système de caste toujours vivace de nos jours.

Concernant leur savoir-faire, il réside principalement dans l’agriculture et plus particulièrement dans la culture d’arachide. Les Wolofs se rapprochèrent de l’islam que très tard, au XIXe siècle.

Ces deux groupes etheniques proches, partagent la même langue, le pulaar.
Ils  forment à eux deux 25% de la population.

Les Toucouleurs sont les premiers à suivre la parole du prophète (et très tôt, ce fut ce qui les distingua).

Comme presque toutes les sociétes des parages, le peuple toucouleur s’organise comme un système de castes, qualifiant de façon séparées les hommes de prière, les nobles, les artisans, les pêcheurs…

Bergers nomades, les Toucouleur sont cependant de plus en plus nombreux à délaisser les conditions de vie rudes du Sahel pour s’établir en ville. Un jeune Toucouleur vivant en milieu urbain à toutes les chances d’être trilingue : il parle toucouleur à la mison, wolof avec ses amis, français à l’école.

Les Peuls, leurs origines restent mystérieuses.

Certaines hypothèses avancent qu’ils viendraient d’Afrique de l’Est, de Nubie, d’Ethiopie, voire de plus loin encore…

On les associes dés le XVe siècle à l’islam, à de grands marabouts et à l’arrivée en afrique noire des premiers éléments de l’écriture arabe.

Ils sont traditionnellement éleveurs.

Un autre groupe important (autour de 10%) mais historiquement, ils ont la particularité d’avoir été islamisés à l’époque du Mali et du Ghana.
Ensuite d’être retournés vers l’animisme, puis vers Mahomet avec la montée en puissance d’El Hadj Omar Tal.

Les Soninkés sont considèrés comme les descendants des fondateurs de l’empire du Ghana au XVIème siècle, ils cultivent le goût de la liberté et du voyage.

Contraints à l’exil, beaucoup d’entre eux sont allés en Europe, et plus particulièrement, en France, où ils constituent l’une des plus importantes communautés sénégalaises.

Ils restent profondément attachés à la religion musulmane.

Peuple que l’on ose à peine présenter, le peuple Mandingue à la musique moderne. Ce sont les descendants des guerriers musulmans qui ont fui la chute de l’Empire du Mali en se réfugiant en Gambie et en Casamance.

Aujourd’hui, ils vivent principalement dans une région à cheval entre les fleuves Sénégal et Niger (Mali, Sénégal) egalement en Gambie Guinée et en côte d’Ivoire.

Les Madingues connurent l’Islam au XIe siècle.

Souvent considéré comme un sous-groupe des Wolof, les Lébou habitent la région du Cap-Vert (0,8% de la population du Sénégal).

Légitimés par le pouvoir colonial, ils ont proclamé leur indépendance en 1831, et sont par conséquent la seule ethnie a s’être organisée en gouvernement.

Les lébous sont radicalement tournés vers la mer, gardant les cultures de mil et manioc pour les moments où le poisson se fait plus rare.

Ils parlent un dialecte wolof et sont aujourd’hui majoritairement musulmans, mais ont conservé des pratiques issues de leur religion traditionnelle.

Troisième ethnie du Sénégal après les Wolof et les Peuls (17% de la population), les Sérère auraient pour origine le Fouta-Toro qu’ils auraient quitté vers le XIIème siècle pour fuir l’islamisation instaurée par l’empire du Mali, mais aussi à cause de la sècheresse.

Aujourd’hui il habitent le centre-ouest du Sénégal, au sud de la région de Dakar jusqu’à la frontière gambienne (particulièrement dans la région du Sine Saloum), et ils vivent de la culture du mil et de l’arachide ainsi que de la pêche.

Leur mode de vie reste très marqué par l’animisme, cependant, la majorité d’entre eux ont adopté la religion chrétienne.

Sport aujourd’hui national, la lutte est d’origine sérère et nombre d’entre eux participent aux tournois de Mbapatt aux côtés des Diolas avec qui ils ont un très ancien lien de parenté.

Ethnie de la Basse-Casamance (5% de la population du Sénégal) près des régions forestières, les Diolas ont longtemps été protégés des invasions guerrières grâce à la barrière naturelle constituée par les marigots et les îles de la Casamance.

Ils sont profondément attachés à leurs terres, à bien des égards, ils sont à part. La culture du le riz, qui sert de base à leur alimentation, a survecu à toutes les pressions coloniales.

Les Diolas sont également les spécialistes de la culture de palmiers et de la récolte du vin de palme. C’est un peuple très épris de liberté qui refusa toute domination étrangère et les enrôlements de force dans tous les conflits.

Essentiellement catholiques, ils respectent aussi les valeurs ancestrales de la nature et de la vie et perpétuent les traditions animistes au travers de rites.

Les Bassaris (population 10 000 à 30 000) sont un groupe ethnique établi principalement sur les plateaux (région de collines) du Sénégal oriental et dans le nord de la Guinée.

Côté sénégalais, le pays Bassari est inclus en quasi-totalité dans le territoire du Parc national du Niokolo-Koba. Côté guinéen, certains villages ne sont accessibles qu’à pied ou en deux-roues.

Cet isolement explique en partie le fort maintien des traditions au sein de la population Bassari.

Contrairement à d’autres peuples d’Afrique de l’Ouest, les Bassaris ont résisté aux razzias esclavagistes et à l’islamisation.

Cette ethnie résolument de religion traditionnelle s’est réfugiée sur les contreforts montagneux du Fouta-Djalon pour échapper au harcèlement séculaire des Peuls musulmans.

Les Bassaris ont toujours été plus ou moins protégés des djihads peuls, grâce à leur isolement et au fait qu’ils vivent en altitude.

Malgré cela, beaucoup ont été convertis à l’islam par des chefs peuls. D’autres sont devenus chrétiens avec les missionnaires européens au XXe siècle.

Les Bassari véhiculent auprès des occidentaux les images les plus familières du Sénégal à travers leurs cérémonies bigarrées et leurs cases aux toits de chaume.

Les Bediks forment un peuple de deux mille trois cents habitants.

Ils vivent dans les monts du Bandemba, au Sénégal oriental, entre la frontière guinéenne au sud et la courbe du fleuve Gambie au nord, dans ce pays de Kédougou éloigné de tout, dans la chaleur torride des saisons sèches, dans la moiteur terrible des étés d’hivernage.

Les Bedik sont les premiers occupants connus de cette région.

Leur histoire les fait venir du Mandin, au sud-ouest de Bamako. Animistes, ils ont dû quitter ces régions prestigieuses de Guinée du fait de l’invasion des Peuls musulmans qui à la fin du XIXe siècle les a conduits à se réfugier sur les hauteurs.

Ces blocs impressionnants de pierre, au milieu desquels les Bedik ont construit leurs villages, constituent une protection naturelle efficace. Ces pierres de dolérite qui entourent leurs maisons ont protégé jadis leurs ancêtres et accueillent encore aujourd’hui leurs sacrifices.

Ils sont catholiques, mais leur pratique est mêlée d’animisme.

Les Maures constituent un ensemble de populations au nombre de 2 millions environ, répartis du Haut Atlas jusqu’au fleuve Sénégal.
Ils sont de langue arabe et considérés issus du métissage de populations arabes bédouines, berbères et noires. L’élevage, plus ou moins nomade, constitue leur activité principale. Dans les régions les plus arides, les troupeaux sont composés de chameaux et de chèvres ; ailleurs, ils comprennent également des chevaux et parfois des bovins. Les laitages forment la base de l’alimentation.
L’artisanat est développé et les Maures ont la réputation d’être d’excellents commerçants.
Leur tenue vestimentaire est la gandourah de toile teinte, d’où le nom d’hommes bleus qui leur est parfois donné ; les femmes portent le voile.
L’organisation sociale est fondée sur la filiation en ligne paternelle. Le mariage est monogame.
La société est très hiérarchisée : au sommet viennent les marabouts et l’aristocratie, puis les hommes libres, tributaires des nobles, les affranchis (harratin), les esclaves, les artisans, groupés en castes.
Leur islamisation remonte au XVe siècle.

La Solidarité Internationale

La Solidarité Internationale

La Solidarité Internationale, c’est la Mondialisation qui fait du bien !

Changer le monde c’est possible tous les jours près de chez vous !

Qu’est ce que la solidarité internationale ? 

Le mois de novembre est un temps fort pour “dire la Solidarité”.

Bien souvent il est difficile de savoir comment s’y prendre.

En Champagne-Ardenne un nouveau réseau est né : RECIPROC’ (Réseau des Élus, Citoyens et Professionnels de la Coopération).

Les sollicitations ne manquent pas tout au long de  l’année pour faire des dons, donner de son temps, de son attention.

Mais hélas tout cela nous dépasse parfois. Une fois le geste accompli il n’est pas évident de savoir quelles suites donner, comment poursuivre cette action…

Et nous aurions tort de penser que ces seuls gestes suffisent, qu’une succession  d’actions symboliques, toutes aussi nobles soient-elles, pourrait faire disparaître la misère de la planète.

Il faut avant tout ne pas perdre espoir, ne pas baisser les bras, être conscients que nous autres, enfants des pays développés, nous ne devons pas rester spectateurs de ce qui est, reconnaissons le, une bien  triste évolution de l’humanité.

Plus de 200 acteurs locaux de la solidarité internationale s’y investissent ensemble depuis de nombreux mois.

Nous partageons en effet la certitude que la mutualisation de nos moyens, de nos connaissances et de nos savoirfaire permettra d’élaborer des projets plus ambitieux, plus en adéquation avec la réalité du terrain.

C’est parce que nous agirons ensemble, en étant solidaires dans nos démarches, qu’à force de travail et de motivation nous gardons espoir de redonner au plus grand nombre la possibilité de découvrir la vie dans de bien meilleures conditions.

Nous vous proposons donc, de découvrir les différents visages de la solidarité dans votre région :

  • associations de l’éducation populaire, culturelles, sportives,
  • des collectivités locales,
  • des écoles,
  • des universités,
  • ou encore des syndicats, des entreprises, des ministères …

La solidarité c’est l’affaire de tous

Vous permettre de mieux comprendre l’importance de votre investissement, le sens que vous pouvez lui donner.

Conférences, débats, rencontres, témoignages, ateliers,
campagnes de sensibilisation, projections de film …vous
offriront la possibilité d’être, l’espace de quelques jours, au coeur du sujet. Que vous veniez seul, en famille ou entre amis, nous nous efforcerons de répondre à vos questions :

  • la solidarité internationale c’est fait par qui ?
  • où et comment ?
  • le développement durable c’est quoi ?
  • à quoi cela sert-il d’être solidaire ?
  • la mondialisation ça fait peur, que peut-on y faire ?

 enfin, comment puis-je agir ?

UN BÉNÉVOLE BIEN ACCUEILLI EST UN BÉNÉVOLE

QUI S’INVESTIT !

Se sentir utile, rechercher du sens, agir avec plaisir : voilà ce qui motive les bénévoles à s’impliquer dans une association.

Pour durer, la relation doit partir sur de bonnes bases.

Lui faire signer une « convention d’engagements réciproques » qui matérialise le contrat moral passé entre l’association et son bénévole.
Pour l’association, c’est l’occasion d’affirmer ce qu’elle met en place au profit de ses bénévoles :

  • formations,
  • prise en charge d’une partie du billet d’avion,
  • assurance…

En effet, en ces mois de novembre, à un mois des fêtes de fin d’année, où la plupart d’entre nous vont se retrouver en famille, avec leurs proches, dans un esprit de fête et d’amour, il s’agit de ne pas oublier que la vit ne sourit pas toujours à tous avec équité.  

Ces éditions de “la Semaine de la Solidarité Internationale” sont là pour nous le rappeler.

Et chacun à notre niveau, selon nos sensibilités, nous avons un rôle à jouer dans cet élan d’humanité pour toujours plus d’égalité entre les Hommes, pour faire que la paix unisse les peuples.

Le Mariage, au Sénégal

Le Mariage, au Sénégal

Dans les sociétés africaines le mariage est un moment privilégié.

II consacre la rencontre et !’union de deux individus de sexes différents.

Cet évènement majeur est concrétisé au plan civil par l’obtention d’un certificat de mariage et au plan religieux par une profession de foi des représentants de l’homme et de la femme devant la Umma (l’assemblée) islamique.

Cette nouvelle vie qui commence explique pourquoi certaines considérations ont toujours été prises en compte dans le choix de la mariée. Un homme ou une femme mariée devient plus responsable et plus respecté par la communauté. Toutefois il est souvent la consécration d’un amour entre un homme et une femme ou finalement l’aboutissement d’une complicité tacite fondée sur la compréhension, le respect mutuel, la foi…

Quoiqu’il en soit le mariage est, et demeure l’affaire de toute une Famille.

Un clip juste magnifique qui retrace le mariage traditionnel Peulh. 

LE PROBLEME DU CHOIX

L’Afrique traditionnelle avait ses règles et ses conceptions basées sur certaines réalités sociales et culturelles qui autorise à penser que la famille intervient toujours dans le choix de la future épouse. En effet II est communément admis que les jeunes garçons ont toujours entretenu des relations privilégiées avec leurs oncles et leurs tantes et par conséquent leurs cousins et cousines. C’est pourquoi il n’est pas rare que ces derniers soient conviés à des festins et à des banquets ou que leurs actions quotidiennes soient orientées vers la naissance et le développement de sentiments amoureux.

Ainsi l’homme peut se permettre d’envoyer toutes sortes de cadeaux à sa cousine, ses habits à laver ou alors recevoir de petits plats préparés par cette dernière. Tout cela est préparé minutieusement par les parents dans le sens de déblayer le terrain, de sorte qu’au moment opportun le mariage soit accepté de tous. Cependant il arrive que toutes ces tentatives soient vouées à l’échec parce que tout simplement l’un ou l’autre a rencontré dans ses différentes pérégrinations l’âme sœur.

Ainsi naissent et se développent des sentiments amoureux suffisamment profonds accentués par !’influence du monde occidental à travers les journaux, les films, le Net, etc… De telles aspirations peuvent aboutir au désir de se marier accepté ou non des parents.

Dans ce contexte apparaissent des considérations sociales et culturelles liées à l’appartenance ethnique, a la classe sociale (problèmes de castes) mais également à la situation économique. Cette dernière transcende de plus en plus les rapports humains et demeure l’élément déterminent dans le choix du mari.

C’est au terme de toutes ces péripéties que les parents s‘accordent à légitimer l’union entre les deux. Cela passe obligatoirement par la fixation de la dot et l’organisation de toutes les cérémonies liées au mariage.

LA DOT

La dot est l’argent que le prétendant doit verser à la famille de la jeune fille pour officialiser d’une part les fiançailles et d’autre part permettre I ‘accomplissement du mariage religieux. Elle est obligatoire et sa valeur a beaucoup changé au cours du temps.

A l’origine elle était d’un rouble/dinar (équivalent de quatre grammes d’or) conformément au Coran. Cette somme peut varier selon les moyens du prétendant. En milieu Toucoułeurs (région nord du Sénégal) on pouvait donner jusqu‘à cent (100) têtes de vaches, cent (100) têtes de bœufs, cent (100) têtes de moutons ou même des esclaves.

Actuellement la valeur de la dot est fixée par la loi soit 28 000 FCFA. (43 €) Ailleurs certaines grandes maisons religieuses sénégalaises réclament entre 1 500 FCFA et 3 000 FCFA. Le prétendant donne entre 100 000 FCFA (150 €) et 500 0O0 FCFA (762 €) pour permettre à sa belle-famille de faire face aux dépenses occasionnées par les festivités.

En principe le mariage tel qu’il est pratiqué au Sénégal suppose que le prétendant soit en mesure de régler les problèmes pécuniaires suivants :

  • La dot qui permet la célébration religieuse,
  • Une somme de 25 000 FCFA (38 €) est versée à la classe d’âge de la jeune fille destinée à la prise en charge des différentes activités durant les trois jours de festivités.

Par ailleurs les deux familles des mariés se doivent de donner à manger aux invités pendant les trois jours, de répondre aux sollicitations des gens de castes (griots et neeno) et de récompenser les esclaves chargés de la préparation des mets. Le versement de la dot va permettre aux deux familles conjointement de fixer la date du mariage qui se fait en deux étapes : le mariage religieux et le mariage civil.

Le Mariage est divisé en deux grandes parties.

  •  Le mariage religieux

C’est le volet le plus important. La cérémonie religieuse du mariage a lieu soit à la mosquée, soit chez les parents de la jeune fille, mais jamais chez les parents du prétendant. Généralement, elle est réservée aux hommes mais les femmes aussi peuvent y participer. Cependant ni le prétendant, ni la future épouse n’ont le droit d’assister à la cérémonie. Ils sont représentés par leurs parents proches (oncle, frère du père, …).

La cérémonie est dirigée par l’Iman (personne choisie selon des critères bien définis pour diriger les prières à la mosquée. II doit maitriser le Saint Coran et la Sunna du Prophète (PSL) et être un homme intègre). de la mosquée en présence des représentants des deux familles et des témoins constitués par l’assistance. II commence par vérifier est ce que la dot a été intégralement ou partiellement versée. II procède alors à la répartition de la dot soit :

  • 1 000 FCFA pour l’Imam,
  • 1 000 FCFA pour le père,
  • 1 000 FCFA pour la mère de la jeune fille.

Ces formalités remplies, l’Imam invite ensuite le représentant du prétendant à demander publiquement au représentant de l’autre partie la main de la fille. II doit s’exprimer en ces termes :

« Je demande au nom du saint  Coran et de la  Sunna  du Prophète (P.S.L) la main de votre fille (on donne le nom de la fille) pour mon fils (on donne le nom du prétendant) ».

Son interlocuteur doit répondre en ces termes :

« J’accorde la main de ma fille (on donne son nom) a votre fils (on donne son nom) selon les lois prescrites dans le Saint Coran et dans La Sunna du Prophète (P.S.L) ».

L’Imam prend à témoin !’assistance et formule des prières pour sceller les liens sacres du mariage. Ainsi on distribue à !’assistance de la cola, des biscuits. Selon les pouvoirs d’achat des deux familles il est distribué des boissons fraiches (bissap, bouy, soda…).

  • Le mariage civil

Il a lieu d’habitude après le mariage religieux au centre d’Etat civil. Sur convocation de l’officier d’état civil qui est le maître d’œuvre, les deux conjoints se présentent au dit lieu accompagné chacun de deux témoins. Il s’agit d’une cérémonie officielle et légale durant laquelle l’officier de police judiciaire ou son représentant vérifie l’identité des deux conjoints et des témoins. Il rappelle par ailleurs les principes du mariage, mentionne la dot versée et le régime matrimonial choisi (polygamie ou monogamie) dans le registre des actes de mariage de la mairie.

Etant donné que la religion musulmane autorise la polygamie jusqu’à quatre épouses, il est alors demandé aux conjoints de faire une option :

  • Soit le couple opte pour la monogamie et dans ce cas il y a possibilité de choisir une communauté des biens.
  • Soit le couple opte pour la polygamie limitée à deux ou illimitée qui exclut toute possibilité de communauté de biens.

Généralement le couple opte pour la polygamie pour être en conformité avec la religion même si parfois dans les faits on ne l’envisage pas. Il faut noter que les femmes le plus souvent préfèrent la monogamie et il n’est pas rare de voir le mari négocier la signature de sa femme avant de se rendre au centre d’état civil car si l’une des parties refuse de signer le certificat de mariage n’est pas délivré.

C’est seulement sur la base d’un accord parfait que les deux conjoints et leurs témoins respectifs vont parapher le registre : consacrant ainsi leur union devant la loi. Ainsi ils peuvent bénéficier des documents suivants : certificat de mariage (voir annexe) et livret de famille.

Chez les musulmans l’homme peut avoir une, deux, trois ou quatre femmes. S’il a plus d’une femme on dit qu’il est polygame. L’homme peut opter pour la polygamie illimitée avec même la possibilité d’en avoir une cinquième à condition de marier une esclave.

LA CEREMONIE NUPTIALE

C’est la partie purement culturelle du mariage. Elle peut avoir lieu Ia nuit qui suit la cérémonie religieuse ou plus tard en accord avec la famille de Ia jeune fine.

Elle commence en début de soirée avec des rituelles qui préparent Ia jeune fille a la future vie de femme. Elle est considérée comme sacrée car :

  • La fille doit être protégée mystiquement contre les mauvais esprits durant cette nuit et même au-delà. Ce rituel comprend un bain sacré durant lequel la fille est assise nue sur un mortier, entourée de ces tantes qui Ia purifient avec de l’eau bénite : de Ia tête aux pieds.
  • Elle porte autour du cou des amulettes confectionnées par des spécialistes qui l’assistent à cette occasion.
  • Elle est habillée simplement d’un petit pagne blanc a la taille décorée de bines-bines (collier de grosses perles fluorescentes que la femme met autour de la taille surtout la nuit), recouverte d’un voile noir transparent sur le visage et enfin recouverte d’un pagne spécial (Ce pagne servira plus tard à porter à califourchon le premier bébé du mariage) offert gracieusement par sa mère.

La fille devra honorer sa famille en prouvant sa virginité et par conséquent sa bonne éducation qui est l’œuvre de ses parents. Sa chasteté prouvée, la fille reçoit de la part de son mari un petit cadeau en guise de récompense. Le cas échéant sa famille commence Ia fête au petit matin en réveillant les voisins au rythme des tam-tams (C’est une manifestation de joie et de soulagement de la famille de la jeune fille).

Toute la journée durant, la maison reçoit la visite des parents et des amis qui, le plus souvent restent pour partager les repas. II en sera ainsi pour les trois jours qui vont suivre.

Au soir du troisième jour, Ia jeune fille accompagnée de sa classe d’âge, des griots battant des tam-tams, des esclaves portant ses valises et ses ustensiles de cuisine et des tantes est conduite vers sa nouvelle demeure qui est la maison du mari. Ainsi le lendemain il est organisé une grande réception qui est en fait le résultat d’une satisfaction avouée et de remerciements a tous ceux qui ont participe de près ou de loin a Ia réussite.

Il peut arriver que Ia jeune fine assez perverse ne soit pas en mesure de respecter ses engagements. Par conséquent elle fait l’objet de risée, de railleries…jetant ainsi le déshonneur dans sa famille. Ceci peut conduire à une rupture pure et simple.

TOP 10 des Associations Humanitaires

TOP 10 des Associations Humanitaires

En France, il existe près de 1.3 million d’associations

soit 20 millions de bénévoles (30 % de la population).

Leurs actions varient de l’aide médical au commerce équitable en passant par le secours aux sinistrés ou encore l’accès à la nourriture et à l’eau.

Les tranches d’âge les plus impliquées sont les 35-49 ans juste devant les plus de 70 ans.

Nous vous proposons de faire connaissance avec les dix plus grosses associations.

LA CROIX ROUGE – La plus importante

Plus importante organisation humanitaire au monde, la Croix-Rouge a été créée à la fin du 19ème siècle par Henry Dunant. Présente dans 186 pays, elle regroupe 97 millions de personnes.

La Croix-Rouge française est née en 1864. Elle dispose de 52 000 bénévoles et 17 000 salariés.

Chaque année l’action Croix-Rouge aide 1 million de personnes, permet d’en secourir 200 000, forme et initie 1 000 000 d’hommes et de femmes aux premiers secours et prépare 17 000 élèves aux métiers médico-sociaux.

L’association est présente dans 35 pays pour développer des programmes spécifiques afin d’améliorer l’accès à l’eau, la sécurité alimentaire et la santé des personnes vulnérables.                                      www.croix-rouge.fr

L’UNICEF – Tourné vers l’enfant

Créé en 1946, l’Unicef intervient dans plus de 150 pays pour assurer à chaque enfant, santé, éducation, égalité et protection.

En 2005, l’Unicef a soutenu l’ouverture d’une clinique pour enfants à Tchernihiv après la catastrophe de Tchernobyl.

Au Paraguay, elle lutte contre le travail des enfants (un enfant sur quatre doit travailler pour aider les siens à joindre les deux bouts) en mettant à leur disposition des centres où ils bénéficient de soins de santé, de bons repas, d’activités de loisirs et d’aide pour leurs devoirs.

Dans le Nord-Ouest du Népal, l’un des endroits les plus isolés de la planète, les femmes enceintes ont désormais accès à des centres d’accouchement.                                                                                www.unicef.fr

AMNESTY INTERNATIONAL

– Non aux délits d’opinion

19/11/ 1960, le britannique Peter Benenson rédige un article qui paraîtra dans « The observer » : Les prisonniers oubliés.

Les premières phrases donnent le ton : ” Ouvrez votre journal n’importe quel jour de la semaine et vous trouverez venant de quelque part dans le monde une dépêche indiquant que quelqu’un a été emprisonné, torturé ou exécuté parce que ses opinions ou ses croyances religieuses ont été jugées inacceptables par son gouvernement. Ils sont plusieurs millions en prison pour cela et leur nombre ne cesse de croître.”

Devant son journal le lecteur ressent un sentiment d’écoeurement et d’impuissance. Or, si ces sentiments de dégoût répandus dans le monde pouvaient être réunis en vue d’une action commune, quelque chose d’efficace pourrait être réalisé. Amnesty International était née. 3 Millions d’adhérents et de donateurs. Des dizaines de milliers de prisonniers libérés.

Elle a reçu le prix Nobel de la Paix en 1977.                                                                                               www.amnesty.fr

   MEDECINS SANS FRONTIERES

– Créée par Bernard Kouchner

Tout a débuté au Nigeria en 1967, lors de la guerre de sécession du Biafra.

Des médecins français (dont Bernard Kouchner) recrutés par la Croix Rouge sont horrifiés par le  « génocide» auquel ils assistent alors qu’ils se faisaient les «porte-voix» de la propagande des leaders sécessionnistes.

  • 1971, ils décident de créer une organisation médicale d’urgence plus libre de sa parole et de ses actes.
  • 1976, Médecins sans Frontières effectue sa première intervention de chirurgie de guerre. Elle apporte une assistance médicale à des populations dont la vie ou la santé est menacée : principalement en cas de conflits armés, mais aussi d’épidémies, de pandémies, de catastrophes naturelles ou encore d’exclusion des soins.
  • 1999, Médecins sans Frontières reçoit le prix Nobel de la Paix.                                                       www.msf.fr

LE SECOURS CATHOLIQUE 

– Contre l’exclusion sociale

Créé en 1946 par l’abbé Jean Rodhain (1900-1977).

Le but ? Lutter contre la pauvreté et l’exclusion et promouvoir la justice sociale.

En 1948, le Secours Catholique développe l’accueil familial de vacances pour permettre aux enfants touchés par la pauvreté, de partir en vacances.

Mais c’est aussi l’accompagnement des personnes à la sortie de prison, un hébergement pour les plus démunis, l’accès aux crédits personnels et au service bancaire ou encore l’aide à la création d’entreprise.

Le Secours Catholique aujourd’hui,

  • c’est 365 projets, dans 71 pays, qui bénéficient à plus de 2 300 000 personnes (dont 1 500 000 en France).                                           www.secours-catholique.org

HANDICAP INTERNATIONAL

– Aider tous les handicapés du monde

« La révolte fondatrice de Handicap International il y a 30 ans, c’était la volonté farouche d’agir pour les 6 000 amputés cambodgiens auxquels l’aide humanitaire déployée au chevet du peuple Khmer ne proposait rien !» explique Jean-Baptiste Richardier, directeur général et fondateur d’Handicap International en 1982.

Elle intervient dans 60 pays.

  • Au Bénin par exemple, la fondation lutte contre la filariose (maladie causée par un ver parasite).
  • Au Kenya, Handicap International intervient en faveur des réfugiés des camps de Dadaab, au nord-est du pays.
  • En Ethiopie, le renforcement des services de kinésithérapie a vu le jour au sein des hôpitaux de Dire Dawa et Jijiga, a l’est du pays.

www.handicap-international.fr

LE SECOURS POPULAIRE

– Agir contre la pauvreté

En 1945, date de sa création, l’association se compose de femmes et d’hommes de cœur qui ont connu les camps de déportation, les prisons et la vie clandestine durant la seconde guerre mondiale. Leur mission :

  • agir contre la pauvreté et l’exclusion en France et dans le Monde.

Cela se traduit par une solidarité d’urgence basée sur l’alimentation, le vestimentaire et l’héberge-ment.

Grâce aux 800 000 bénévoles, au million de donateurs et aux 1 256 permanences d’accueil et de relais-santé, le Secours Populaire soutient près d’1,5 million de personnes sur le pan alimentaire, plus de 540 000 individus sur l’aide vestimentaire ou encore 130 000 personnes sur l’accès à la culture et aux loisirs.

Les missions sociales, en 2010, sont estimées à plus de 47 millions d’euros.                  www.secourspopulaire.fr

EMMAÜS

 – Ici on t’aime

1947, l’Abbé Pierre décide de louer une grande maison à Neuilly-Plaisance, et de la transformer en auberge de jeunesse qu’il nomme Emmaüs.

Acteur historique du développement durable, on compte 191 structures Emmaüs dans 87 départements qui agissent sur le champ de la récupération en collectant à domicile ou en recevant des produits de toute nature donnés par des particuliers. Triés par des salariés en insertion, exclus jusqu’alors du monde du travail, ces produits sot revendus à prix modique. 7 000 bénévoles, 224 500 tonnes de marchandises récoltées par an, 380 millions d’euros de ressources, 15 365 logements existants et 265 000 personnes bénéficiant des accueils de jour ou des boutiques solidarités.

L’Abbé Pierre disait : « Toi qui souffres, qui que tu sois, entre, dors, mange, reprends espoir, ici on t’aime »                                                          www.emmaus-france.org

ARMÉE DU SALUT

 – Savon, Soupe, Salut

L’Armée du Salut est fondée en 1878, en pleine révolution industrielle, par le pasteur William Booth, choqué par les foules ouvrières qui s’entassent dans les quartiers pauvres de Londres.

Son objectif : proposer des conditions de vie décente. Il s’agit d’ailleurs de l’origine de la devise : Soupe, Savon, Salut.

Implantée dans plus de 120 pays et rassemble 2.5 millions de salutistes à travers le monde.

En France 120 établissements et services d’actions sociales permettent aux plus fragiles de trouver un soutien et un accompagnement social ou spirituel.

Membre à part entière de l’Eglise Chrétienne, la fondation intervient dans la lutte contre l’exclusion, l’actions éducatives, le soutien des femmes victimes de violence ou encore la construction de résidences de retraite médicalisées. 

www.armeedusalut.fr

ACTION CONTRE LA FAIM

– Pour la sécurité alimentaire

Née lors de la crise afghane en 1979, Action contre la Faim a été fondée par un groupe d’intellectuels français.

Parmi eux, Françoise Giroud, Bernard-Henry Lévy, Alfred Kastler (Prix Nobel de physique) et bien d’autres.

Cette ONG lutte contre la faim dans le monde et son action s’étend des problèmes de nutrition et de sécurité alimentaire jusqu’aux domaines de la santé et de l’accès à l’eau potable. 302 volontaires ainsi que 4 000 employés dans le monde sont en permanence sur le terrain pour sortir de la souffrance des millions de personnes touchées par la famine ou la maladie liée à un problème de malnutrition.

Elle est venue en aide a près de 6 millions de personnes dans plus de 45 pays, en 2010.

www.actioncontrelafaim.org