Île de Gorée

Île de Gorée

Gorée, une île de charme imprégniée d’Histoire.

Pourtant à Gorée, il y a bien autre chose. Est-ce la quiétude de sa plage, l’enchantement de ses rues bariolées et fleuries de bougainvillés, la créativité des centaines d’artisans qui s’étalent, les stigmates d’une présence militaire interrompue ou encore celle d’une Histoire de la traite des esclaves qui explique son climat insolite ? Pour y entrer, suivre une partie de son histoire comme une anecdote ou une aventure vécue est un chemin tracé en pointillé vers la rencontre des personnages qui lui ont donné sa personnalité.

Au large des côtes du Sénégal, en face de Dakar, Gorée a été, du XVème au XIXème siècle, un centre important de commerce d’esclaves de la côte africaine.

Cette île, située à 3 km à l’est de Dakar, fut tour à tour sous domination portugaise, ensuite néerlandaise où elle prit le nom de “Goe-ree”, et puis anglaise qui délaissèrent l’île du fait de l’abolition de la Traite  et enfin française.

Beaucoup d’intérêts ont plaidé en faveur de la sauvegarde de cet îlot historique. Ces intérêts perçus très tôt par les coloniaux français, ont entraîné certains textes de loi pour préserver ce site de la démolition et de la défiguration.

Son architecture est caractérisée par le contraste entre les sombres quartiers des esclaves et les élégantes maisons des marchands d’esclaves. L’île de Gorée reste encore aujourd’hui un symbole de l’exploitation humaine et un sanctuaire pour la réconciliation.

L’ histoire de l’île de Gorée n’est guère idyllique.

Découverte en 1444 par des marins portugais sous le commandement de Dinis Dias, l’île fut baptisée “Palma” mais elle est également nommée “Beseguiche” dans des documents d’époque, alors que les populations locales l’appelaient “Bir”.
La marine hollandaise s’en saisit en 1588 qui la rebaptisa ”Goe-ree” (bonne rade) d’où son nom de Gorée.

Le 1er novembre 1677, le vice-amiral d’Estrées s’en empara pour le compte du roi de France.
Le chevalier de Boufflers, gouverneur du Sénégal, qui n’aimait guère Saint-Louis du Sénégal transféra sa résidence à Gorée en 1785.
L’île fut par la suite occupée par les Anglais avant d’être restituée à la France en 1817.

L’île de Gorée présentait bien des avantages aux marins : mouillage sûr, proximité d’un continent avec lequel s’ouvraient de grandes possibilités de commerce et facilités de défense du lieu. Autant de raisons pour que les puissances européennes se la soient disputée.
Sa prospérité fut liée au commerce dont celui des esclaves qui fut un des fondements de l’organisation économique des colonies d’Amérique.

La traite des esclaves vers les Amériques s’étendit sur trois siècles sur les côtes africaines (Gambie, Sénégal, Bénin, Ghana…). Les centres concentrationnaires des esclaves africains en partance pour l’Amérique depuis l’actuel Sénégal furent Saint-Louis du SénégalRufisqueSaly-PortudalZiguinchorKarabane et, dans une bien moindre mesure, Gorée.

Sur l’île, l’ancienne demeure de la signare Anne Pépin, connue dans le monde entier sous le nom de Maison des Esclaves, est un lieu plus symbolique qu’historique.

En effet, les déportations depuis Gorée furent très minoritaires en comparaison des autres centres de la côte ouest africaine ou bien de la Côte des Esclaves (Bénin). Il est peu probable que les négriers aient utilisé cette porte pour embarquer les esclaves (les rochers empechent les chaloupes d’approcher). Cet embarquement se faisait dans l’anse puisque l’esclavage était pratiqué aux grands jours. Les négriers se servaient-ils de cette porte pour faire disparaître les cadavres ?

Néanmoins le nom de Gorée reste étroitement attaché à cette période tragique.
L’abolition de la traite au début du XIXe siècle puis de lesclavage en 1848 sonnèrent le glas des espérances de l’ île.

La recette des Pastels

La recette des Pastels

Ces petits chaussons fourrés au poisson sont en général servis les jours de fête. Mais on peut aussi les acheter comme en-cas à des vendeuses dans de nombreuses rues passantes des grandes villes.

Recette des pastels pour 8  personnes

Vous pouvez faire vous même une pâte brisée ou acheter les pâtes du commerce.

Pour la farce

  • 1 daurade grise (véritable recette) ou 2 boites de thon, sardines, maquereaux ou du poisson blanc.
  • 2 échalotes
  • 1 ou 2 gousses d’ail
  • 1 petite botte de persil
  • thym
  • 1/2 poivron rouge
  • 1/2 cas de gingembre frais
  • 1/2 cc de sel
  • 1/2 cc de poivre
  • 1/2 cc de cumin
  • 1/2 cc de coriandre en poudre
  • 1 cc de piment d’Espelette
  • 2 cas d’huile d’olive
  • 1 petite carotte
  • 1 petite pomme de terre

Pour la sauce

  • 1 petite carotte
  • 1 oignon
  • 2 gousses d’ail
  • 3 tomates
  • 3 cas de concentré de tomate
  • thym
  • 1/2 cas de gingembre frais
  • 1/2 cc de sel
  • 1/2 cc de poivre
  • 1 cc de piment d’Espelette
  • 2 cas d’huile d’olive
  • Persil
  • 50 cl d’eau
  1. Pour la farce, épluchez les légumes, carotte, pomme de terre, échalotte et gousse d’ail.
  2. Découpez tous les légumes en tous petits dés.
  3. Dans une sauteuse, faites revenir dans l’huile d’olive les échalotes, la carotte et la p. de terre en dés, le poivron rouge en dés.
  4. Ajoutez ensuite le poisson émietté, mélangez, et ajoutez les épices, le gingembre frais râpé, le persil.
  5. Faites cuire 30 mn, retirez, réservez en couvrant.
  6. Pour la sauce, dans une casserolle, avec une cas d’huile d’olive, faites suer l’oignon finement haché. Ajoutez ensuite 3 cas de concentré de tomate et les 50 cl d’eau.
  7. Ajoutez la carotte en très petits dés, les tomates coupées finement avec l’ail.
  8. Salez, poivrez, ajoutez les épices, gingembre en poudre, piment d’Espelette et persil.
  9. Laissez mijoter jusqu’à obtenir une sauce épaisse.

Préparation des pastels et cuisson

  1. Dans la pâte brisée faites des cercles de 5 cm de diamètre minimum. Déposez un peu de farce dans chaque cercle. Repliez en soudant les bords avec une fourchette et un peu d’eau.
  2. Faites chauffez l’huile dans une friteuse, quand elle est bien chaude, mettre les pastels dans l’huile les uns après l’autre. Les retournez pour qu’ils dorent sur les deux faces, et pour finir, les égouttez.
  3. Servir les pastels encore tièdes accompagnés de la sauce.
Hymne national du Sénégal

Hymne national du Sénégal

Les paroles de l’hymne national du Sénégal ont été écrites par Léopold Sédar Senghor et la musique composée par l’ethnomusicologue français Herbert Pepper. Le Lion rouge est parfois joué avec des instruments tels que la kora et le balafon

Refrain

Fibres de mon cœur vert.

Épaule contre épaule, mes plus que frères, 

O Sénégalais, debout !

Unissons la mer et les sources, unissons la steppe et la forêt ! 

Salut Afrique mère, salut Afrique mère.

Premier couplet 

Pincez tous vos koras, frappez les balafons. Le lion a rugi.

Le dompteur de la brousse d’un bond s’est élancé, dissipant les ténèbres.

Soleil sur nos terreurs, soleil sur notre espoir.

Debout, frères, voici l’Afrique rassemblée

Deuxième couplet

Sénégal toi le fils de l’écume du lion, Toi surgi de la nuit au galop des chevaux, rends-nous, oh ! rends-nous l’honneur de nos ancêtres,

Splendides comme ébène et forts comme le muscle

Nous disons droits – l’épée n’a pas une bavure.

Troisième couplet

Sénégal, nous faisons nôtre ton grand dessein : rassembler les poussins à l’abri des milans

Pour en faire, de l’est à l’ouest, du nord au sud, Dressé, un même peuple, un peuple sans couture

Mais un peuple tourné vers tous les vents du monde.

Quatrième couplet 

Sénégal, comme toi, comme tous nos héros, nous serons durs sans haine et des deux bras ouverts.

L’épée, nous la mettrons dans la paix du fourreau, car le travail sera notre arme et la parole.

Le Bantou est un frère, et l’Arabe et le Blanc.

Cinquième couplet 

Mais que si l’ennemi incendie nos frontières nous serons tous dressés et les armes au poing :

Un peuple dans sa foi défiant tous les malheurs, les jeunes et les vieux, les hommes et les femmes.

La mort, oui! Nous disons la mort, mais pas la honte. 

Le drapeau du Sénégal a été voté et adopté en 1960. Le choix des couleurs du drapeau du Sénégal ne s’est pas fait par hasard.

Le vert est la représentation de l’espoir et de la fécondité.

La couleur or est le signe de la richesse de la population.

Le rouge est le symbole du courage qu’il faut pour profiter des bienfaits de la terre. Le rouge est aussi le signe du sang. C’est un clin d’œil à la lutte qu’il a fallu mener et que le pays mène encore contre le sous-développement.

Pour ce qui est de l’étoile qui est placée au milieu du drapeau, c’est un signe de l’ouverture du Sénégal aux 5 autres continents du monde, l’unité, l’espoir, le progrès, la liberté, mais pas seulement. C’est aussi un représentant du ciel qui bénit le peuple de diverses manières. Sa couleur ne reprend pas les mêmes significations que le vert du début. Il s’agit ici de l’indépendance.

Festival “Les Blues du Fleuve”

Festival “Les Blues du Fleuve”

Les blues du fleuve une ambition culturelle, sociale, économique et humaine

Initié en 2006 par l’artiste international compositeur et interprète Sénégalais Baaba Maal, le festival “les Blues du fleuve” a célèbré sa 17ème édition à Podor (Sénégal) du 5 au 7 décembre 2025.

Il a pour objectif de de promouvoir la solidarité des pays riverains du fleuve Sénégal dont la culture est fortement influencée par l’eau.

“Les Blues du Fleuve” constitue des moments d’échanges, de partage entre acteurs culturels et de développement. Cette manifestation est inscrite sous le sceau de la paix et de l’harmonie sociale pour le vivre ensemble Africain dans l’unité, la convivialité autour des peuples unis par le fleuve dans la diversité.

“Les Blues du Fleuve”, un festival des arts et de la culture, il est un levier pour le développement du territoire FLEUVE qui dispose de grands cours d’eau, des terres fertiles, des hommes et des femmes très bien organisés qui aspirent au développement.

La voix de l’artiste, sur la  scène nationale et internationale qui chante et qui porte celle de ces sans voix, s’est engagé à accompagner les populations. 

Chers festivaliers venus du Sénégal, des pays voisins, du reste de l’Afrique et du monde, vous êtes chez vous ici, sur cette terre où le fleuve porte notre histoire, notre culture et nos traditions ancestrales, où chaque vague murmure la mémoire du passé et l’espoir du futur. Bienvenue à Podor, la musique nous rassemble et nous unit et la voix de chaleureuse de Baaba Maal réjouit nos coeurs et éveillent nos esprits.

Oumar Wade, producteur exécutif

Cette manifestation, initiée par l’artiste Baaba Maal pour promouvoir l’intégration africaine, a permis aux Hal-pulaar, Maures, et autres habitants du fleuve Sénégal de revisiter le riche patrimoine folklorique du terroir. Point de rencontre de tous les habitants du fleuve Sénégal, le département de Podor a vibré trois jours durant au rythme des « Blues du Fleuve », amenant les populations des deux rives à se donner rendez-vous au quai de Podor.

En pirogue au large du fleuve, la pagaie à la main, le drapeau mauritanien perché en haut, les pêcheurs ont présenté un mouvement d’ensemble d’une belle facture. Ces peuples de l’eau, accompagnés par des jeunes filles et garçons sur les canoës ont offert aux hôtes du Fuuta, une belle démonstration culturelle. Cette chorégraphie servie avec un beau gestuel de bras valides, a escorté l’initiateur de ce festival inédit, l’artiste Baaba Maal.

Le défilé des différentes troupes traditionnelles de Podor et des villages environnants a permis d’apprécier la diversité culturelle du peuple pulaar. Au rythme du Wango et du Yéla, les Thioubalo et la troupe Bamtaare de Thioffi, leurs voisins bambara, maures se sont illustrés pour démontrer leurs spécificités culturelles. Les thèmes étaient nombreux et variés. Les festivaliers ont rivalisé d’inspiration autour de l’excision, la circoncision, l’abondance des récoltes et les défilés des détenteurs du savoir traditionnel.

La soirée folklorique a aussi permis aux festivaliers de découvrir, les chants et danses hal pulaar. Le festival «qui avait, entre autres objectifs, de promouvoir l’intégration africaine a enregistré la participation de nombreux artistes». Avec notamment, Binta Diallo, Kane Diallo Welma artiste sénégalais, Joe Keita artiste mauritanien, Aïta artiste sénégalaise, Demba Guisse artiste sénégalais, Yaya Ndiaye artiste sénégalais.

” Pari réussi pour Baaba Maal “

Car comme l’a dit l’enfant chéri du Fouta : « Les blues du fleuve, ce n’est pas que du folklore ». Ce qui du reste n’a pas empêché Baba Maal et ses artistes invités à mettre le feu à Podor sous le thème : «l’intégration». Un pari réussi les populations podoroises et riveraines du fleuve Sénégal ont répondu massivement à son invitation.

Qui est Baaba Maal ?

Qui est Baaba Maal ?

La richesse de la musique sénégalaise est incontestable.

De la tradition, certains artistes comme Baaba Maal parviennent à reproduire l’essentiel pour le mélanger à des sonorités plus modernes. Son appartenance au peuple Toucouleur lui confère aussi un particularisme que l’on retrouve dans ses textes.

Avec Youssou N’Dour et Ismaël Lô, Baaba Maal fait partie du trio qui porte la culture musicale du Sénégal vers les sommets des classements  internationaux.

Baaba Maal est né le 13 juin 1953 à Podor dans la province du Fouta au nord du Sénégal. Issu d’une famille de pêcheurs peule (Fulani), il grandit dans un environnement riche en traditions musicales, rythmes et récits du patrimoine peul. ll n’est pas à priori destiné à une carrière de musicien. Mais sa mère chante pour le plaisir, dans les mariages et autres cérémonies. Le jeune Baaba Maal se familiarise ainsi avec les chants a capella et les mélodies traditionnelles.

Passionné par la musique et doté d’une voix exceptionnelle ample, claire et d’une profondeur émotionnelle rare, Baaba Maal commence à jouer avec des amis. En 1974, après son baccalauréat, il choisit de faire le conservatoire de musique tout en poursuivant des études d’arts plastiques à Dakar. En fait, il n’envisage pas vraiment de devenir artiste, mais plutôt professeur. Pourtant, il s’intègre en même temps que son ami de longue date, Mansour Seck à une association qui a pour but de promouvoir la culture toucouleur, Lasly Fouta. Ils parcourent ainsi une partie de l’Afrique de l’Ouest avec un ensemble de 70 musiciens.

Est-il besoin de vous présenter l’enfant chéri de tout le Fouta, celui que le monde entier surnomme à juste titre « le roi du yéla ». (Le Yéla « vœux exaucés » est la musique principale des toucouleurs et a été créé dans le Fouta-Toro. C’est un ensemble de chants et de danses qui à l’origine servait de rituel pour rendre grâce à Dieu.

Du carrefour des rythmes et de couleurs de tous genres, la mélodie vous donne assurément cette soif de revisiter la musique authentique, celle de chez nous. Ces notes suaves originaires de l’Afrique de l’Ouest sont celles qui sont l’expression du grand empire du Mali qui en effet s’étendait du Sénégal jusqu’aux frontières du Cameroun.

Que de personnalité et d’amour dans le cœur de Baaba Aissata Samba Boubou Yacine, sa carrière musicale est chimérique et son talent incontestable.

Il est issu de l’ethnie Peulh, c’est-à-dire ceux qui peuplent le Nord-Est du Sénégal, le Sud de la Mauritanie et l’Ouest du Mali en passant par la Guinée, la Gambie, etc…

Carrière musicale : entre tradition et modernité.

Avec son groupe “Dandé Lénol” (la voix du peuple) créé en 1985 avec ses amis inséparables Mbassou Niang et Mansour SECK, il devient un pilier de la musique sénégalaise et africaine moderne. Son style associe subtilement instruments traditionnels et sonorités modernes.

Baaba Maal est un chanteur très engagé : « je chante parce que la musique est avant tout ma vie. Cette vie ne mérite d’être vécue que lorsque les mélodies s’enchevêtrent avec le quotidien. Elle rapproche les peuples et leur donne la joie de vivre. Avec elle la tristesse ne peut jamais prendre part à nos actions ».

En 1996, il est nominé dans la catégorie des « World Music » aux Grammy Awards américains, l’équivalent des oscars.

Son oeuvre musicale compte plus d’une cinquantaine de productions, dont les albums Wango, Djam Leeli, Baayo, Lam Toro, Souvenirs, Missing You, African Soul, Télévision, Firin’in Fouta, Nomad Soul, The Traveller, etc …

Carrière cinématographique : Baaba Maal a également marqué le cinéma international grâce à des contributions vocales et musicales remarquables.

Il collabore avec Hollywood et a notamment participé à plusieurs films, dont Black Hawk Down (2001), Black Panther (2018), Black Panther Wakanda Forever (2022). Sous la direction du compositeur Ludwig Göransson il est l’une des puissantes voix de Wakanda, contribuant à l’identité africaine remarquable du film. Black Panther a gagné l’Oscar de la meilleure musique de filmaux 91ème Cérémonies des Oscars en 2019.

MERCI

Pour ton désir ardent de développer le plus vieux continent,

Pour ta lutte contre l’analphabétisme, l’illettrisme,

La faim, la pauvreté et les maladies de toutes sortes.

Merci pour toutes tes actions humanitaires dans le monde.

Engagement international : Ambassadeur des Nations Unies.

Baaba Maal est un artiste engagé. Par sa musique, il a activement contribué à la lutte contre l’apartheid. En tant qu’émissaire pour la jeunesse du programme des Nations Unies pour le développement, il contribue aux initiatives pour la réduction de la pauvreté, l’accès à l’éducation, les droits des femmes et des enfants, la lutte contre le VIH-SIDA. Il est aussi Ambassadeur des Nations Unies pour la protection de l’environnement, notamment la lutte contre les changements climatiques et contre la désertification.

Sa voix, déjà porteuse des valeurs artistiques et culturelles, est devenue un outil diplomatique pour sensibiliser le monde face aux grands défis contemporains.

A Oslo, il a animé la soirée de Gala du prix Nobel de la Paix de l’écologiste Kenyone Wangari Maathaï. Dans la même année il a été immortalisé aux Etats-Unis par l’inscription de son nom sur le mur d’Afro-pop en compagnie de son fidèle ami Mansour SECK.

En 2005, il a été la vedette de la marche contre la pauvreté. Il fut ainsi à cette période le porte-parole de l’Afrique toute entière.

Les origines africaines “du Blues” 

Le fleuve Sénégal qui charrie ses eaux et inonde toute la terre a en effet participé à la naissance aux Etats-Unis d’Amérique du « Blues ».

C’est au fond de son cœur et de ses entrailles qu’un désespoir s’est installé, après que les fils d’Afrique pour une très longue période, ont été déportés, vendus, exploités, humiliés et torturés.

Le cours d’eau le plus célèbre de notre sous-région a participé sans le savoir à cette besogne avilissante en jouant un rôle très déterminant dans cet état de fait.

L’acheminement de tous les esclaves en direction de Gorée passait par le fleuve. Après quoi, les destinations se faisaient au gré du négrier : les Antilles, les Caraïbes, les Etats-Unis d’Amérique, le Brésil et bien d’autres.

Les bateaux à voiles fendaient la chair humide de nos flots pour conduire les marchands de la honte vers les endroits les plus reculés pour un commerce sordide : « La traite des noirs ».

Des années durant l’Afrique a assisté, d’une manière impuissante à la vente de ses fils qui ont atterri, dans la plus grande majorité du pays de l’oncle Sam. C’est dans ce déchirement profond que l’immigration est devenue un phénomène par le biais du fleuve.

Dans ce tumulte de désolation et de misère impitoyable les premiers soupirs de nos ancêtres se sont fait entendre sur les rives du Mississipi. C’est de cette façon qu’est né le blues.

Au même titre que la Soul Music, les blues sont elles aussi d’origine africaine parce que transportées par les noirs qui sont tous venus du vieux continent.

L’eau du Mississipi, en irrigant les milliers d’hectares destinés à la culture du café, du vin, de la banane et du coton, a donné aux noirs l’occasion de se souvenir de leurs origines communes qu’ils ont toujours gardées en mémoire :

l’Afrique.

En raison de sa vocation agricole, le Sud-américain, grâce à ce peuple courageux, est devenu prospère. Ces milliers de bas d’hommes et de femmes qui courbent l’échine sous le soleil accablant d’Amérique, ont donné à William Christopher Handy, Chuck Berry, Charley Patton, une raison de chanter les blues. C’est dans ces conditions que les blues sont unanimement reconnus comme ayant des origines purement africaines.

Cette musique aux paroles mélancoliques accompagnées de guitare sèche, d’harmonica et de washboard (planche à laver) pour la percussion, banjo a des racines sénégambiennes. Les ressemblances les plus remarquables sont relevées dans deux faits : le mythe et l’improvisation.

L’agriculture sénégalaise

L’agriculture sénégalaise

L’agriculture au Sénégal: un puissant levier de développement.

Au Sénégal, l’agriculture a toujours été perçue comme le socle sur lequel repose le développement socioéconomique du pays. Mais, depuis l’accession du pays à la souveraineté internationale, les différents gouvernements qui se sont succédé à la tête du pays peinent à mettre en place des politiques agricoles cohérentes qui prennent en compte par exemple la préservation de la biodiversité, la protection des petites exploitations agricoles familiales et les intérêts des agricultrices.

  • Production maraîchère

Le Sénégal produit des légumes de type européen/régions tempérées (chou, laitue, tomate, aubergine, haricot, melon, carottes, navet, pomme de terre, oignon, poivron blanc, etc.) et de type africain/régions chaudes (oseille de Guinée, gombo, aubergine amère, la patate douce, manioc etc.)

Patate douce

Oignons et bananiers

Salade

Hibiscus

Le Gombo

Le Manioc

  • Production fruitière

L’offre en fruits est constituée d’espèces de zone tempérée (agrumes) et surtout de fruits dits tropicaux : mangue, banane, ananas, papaye, etc. Les fruits sont essentiellement destinés au marché local, mais occupent de plus en plus la place dans les exportations avec un créneau de production très favorable pour la mangue (mai-juillet). L’essentiel de la production fruitière du Sénégal provient de la région de la Casamance et de la région de Thiès. Les régions de Ziguinchor et Kolda sont caractérisées par une importante production de bananes (périmètres communs avec plusieurs exploitants autour d’une unique source d’eau), d’agrumes, de mangues, d’oranges, de mandarines, de papayes, de citrons, et de goyaves.

Mangue

Bananes

Fleur de bananier

Papaye

Goyave

Mandarine

  • Cultures pluviales (mil, mais, sorgho, fonio)

Le mil à chandelle ou mil pénicillaire est la principale culture céréalière du Sénégal. Il tolère la sécheresse, un faible niveau de fertilité des sols et des températures élevées.

Il est cultivé principalement au centre du pays couvrant les régions de Kaolack, de Louga, de Diourbel, de Thiès et dans la région de Tambacounda.

Le sorgho est produit à l’est du bassin arachidier, au Sud dans la région de Kolda, notamment dans le département de Vélingara et dans la Vallée du fleuve Sénégal en raison des habitudes alimentaires des ménages ruraux de ces zones.

Le sorgho de décrue compte de nombreux avantages pour les populations de la vallée du fleuve Sénégal. Il valorise de vastes terres, fertilisées par les crues, tout en permettant une culture de saison sèche. 

La culture du maïs, plus exigeante en eau, se développe principalement dans les régions de Tambacounda, de Kolda et de Kaolack. Le programme « maïs » initié en 2003 par le gouvernement avait diffusé la culture dans toutes régions du Sénégal mais l’effet recherché n’a pas été atteint. Au Sénégal, le volume des achats de maïs s’est établi à environ 400 000 tonnes en 2022. Ce niveau record  a engendré des dépenses de 92,3 milliards Fcfa soit 153 millions $.

Le fonio reste quant à lui concentré dans les régions de Tambacounda et de Kolda avec des productions encore faibles    (4 000 tonnes par an).

C’est une culture très souvent menée par les femmes, toujours transformée par elles. Le fonio est cultivé durant la saison des pluies, Sa culture et sa transformation sont essentiellement manuelles. D’abord, on charrue, puis on sème avec une calebasse, racontent les productrices.

  • Riz, principale culture irriguée

Le riz est l’aliment de base des sénégalais. Il s’est fortement substitué aux céréales locales (mil sorgho, maïs), en milieu urbain mais aussi en milieu rural et représente aujourd’hui plus de 50 % de la consommation des ménages en céréales. Les ménages dépensent en moyenne 8 % de leurs revenus dans l’achat du riz. Les Sénégalais consomment surtout du riz brisé auquel ils se sont habitués depuis la colonisation (importation des sous-produits de la transformation du riz d’Asie). Le système de production irrigué est pratiqué dans la vallée du fleuve Sénégal (au Nord) où d’importants investissements ont été réalisés depuis 40 ans et dans le bassin de l’Anambé (au Sud). Le potentiel du pays en terres irrigables est de 240 000 ha dans la vallée du fleuve Sénégal.

La production est évaluée en 2023 à 1,6 millions tonnes de riz blanc. Le taux de couverture des besoins par la production nationale est calculé sur la base du ratio entre la production en riz blanc et la demande en riz. Elle se chiffre en 2023 à 52% des besoins nationaux.

  • L’arachide

Introduite dès le XVIe siècle par les navigateurs portugais, la culture de l’arachide a profondément marqué l’économie du pays. Au début des années 60, le Sénégal était le premier exportateur mondial d’arachide. Aujourd’hui, elle compte parmi les quatre premiers produits d’exportation du Sénégal, avec la pêche, les phosphates et le tourisme et occupe directement ou indirectement au moins 4 millions de Sénégalais.

La production d’arachide a augmenté de près de 12 % en 2023/2024. Au Sénégal, la récolte d’arachide s’est établie à plus de 1,67 million de tonnes.

  • Le Coton

La zone de production du coton est concentrée au sud du Sénégal. Il s’agit d’une filière structurée autour de la Fédération nationale des producteurs de coton (FNPC), représentant plus de 20 000 exploitations familiales et de la Sodefitex qui dispose de cinq usines d’égrenage à Kahone, Kédougou, Tambacounda, Vélingara et Kolda.

La production en 2022/2023 est de 16 000 tonnes de graine de coton. Le coton est le 10e produit d’exportation du Sénégal.

  • La Production animale

    Le cheptel national sénégalais, largement dominé par quelque 50 millions de têtes de volaille, compte plus de 3,5 millions de bovins, 13 millions de petits ruminants, 950.000 équidés et 400.000 porcs. L’exploitation du cheptel reste néanmoins dominée par des modes extensifs de conduite des troupeaux. Selon la situation agroécologique du pays, on peut distinguer trois systèmes d’élevage bovin et ovin :

    • un système pastoral (élevage extensif transhumants ou semi-transhumant
    • un système agropastoral avec des troupeaux de bovins et d’ovins de plus petite taille
    • un système intensif ou semi-intensif, d’embouche bovine ou de production laitière.

    L’élevage bovin et petits ruminants, activité importante en milieu rural, répond plus à une logique d’épargne et de prestige social que d’exploitation économique. C’est une des raisons majeures qui explique le faible taux d’exploitation du bétail. En 2024, Le Sénégal a eu besoin pour la fête de Tabaski 2024 de 810 000 moutons. Des besoins que la production locale ne couvre pas. Le déficit environ 300 000 têtes, est comblé par les importations de la Mauritanie, du Mali, les principaux pays d’origine des moutons importés. La production laitière est estimée à 281 millions de litres de lait en 2024, alors que les importations totales de produits laitiers sont de 680 millions de tonnes la même année.

  • Filière avicole

Les effectifs de la filière avicole sont estimés annuellement à plus de 50 millions de têtes pour la volaille traditionnelle et 20 millions de têtes pour la volaille industrielle pour une production d’œufs de 1.3 milliard d’unités.