La Solidarité Internationale

La Solidarité Internationale

La Solidarité Internationale, c’est la Mondialisation qui fait du bien !

Changer le monde c’est possible tous les jours près de chez vous !

Qu’est ce que la solidarité internationale ? 

Le mois de novembre est un temps fort pour “dire la Solidarité”.

Bien souvent il est difficile de savoir comment s’y prendre.

En Champagne-Ardenne un nouveau réseau est né : RECIPROC’ (Réseau des Élus, Citoyens et Professionnels de la Coopération).

Les sollicitations ne manquent pas tout au long de  l’année pour faire des dons, donner de son temps, de son attention.

Mais hélas tout cela nous dépasse parfois. Une fois le geste accompli il n’est pas évident de savoir quelles suites donner, comment poursuivre cette action…

Et nous aurions tort de penser que ces seuls gestes suffisent, qu’une succession  d’actions symboliques, toutes aussi nobles soient-elles, pourrait faire disparaître la misère de la planète.

Il faut avant tout ne pas perdre espoir, ne pas baisser les bras, être conscients que nous autres, enfants des pays développés, nous ne devons pas rester spectateurs de ce qui est, reconnaissons le, une bien  triste évolution de l’humanité.

Plus de 200 acteurs locaux de la solidarité internationale s’y investissent ensemble depuis de nombreux mois.

Nous partageons en effet la certitude que la mutualisation de nos moyens, de nos connaissances et de nos savoirfaire permettra d’élaborer des projets plus ambitieux, plus en adéquation avec la réalité du terrain.

C’est parce que nous agirons ensemble, en étant solidaires dans nos démarches, qu’à force de travail et de motivation nous gardons espoir de redonner au plus grand nombre la possibilité de découvrir la vie dans de bien meilleures conditions.

Nous vous proposons donc, de découvrir les différents visages de la solidarité dans votre région :

  • associations de l’éducation populaire, culturelles, sportives,
  • des collectivités locales,
  • des écoles,
  • des universités,
  • ou encore des syndicats, des entreprises, des ministères …

La solidarité c’est l’affaire de tous

Vous permettre de mieux comprendre l’importance de votre investissement, le sens que vous pouvez lui donner.

Conférences, débats, rencontres, témoignages, ateliers,
campagnes de sensibilisation, projections de film …vous
offriront la possibilité d’être, l’espace de quelques jours, au coeur du sujet. Que vous veniez seul, en famille ou entre amis, nous nous efforcerons de répondre à vos questions :

  • la solidarité internationale c’est fait par qui ?
  • où et comment ?
  • le développement durable c’est quoi ?
  • à quoi cela sert-il d’être solidaire ?
  • la mondialisation ça fait peur, que peut-on y faire ?

 enfin, comment puis-je agir ?

UN BÉNÉVOLE BIEN ACCUEILLI EST UN BÉNÉVOLE

QUI S’INVESTIT !

Se sentir utile, rechercher du sens, agir avec plaisir : voilà ce qui motive les bénévoles à s’impliquer dans une association.

Pour durer, la relation doit partir sur de bonnes bases.

Lui faire signer une « convention d’engagements réciproques » qui matérialise le contrat moral passé entre l’association et son bénévole.
Pour l’association, c’est l’occasion d’affirmer ce qu’elle met en place au profit de ses bénévoles :

  • formations,
  • prise en charge d’une partie du billet d’avion,
  • assurance…

En effet, en ces mois de novembre, à un mois des fêtes de fin d’année, où la plupart d’entre nous vont se retrouver en famille, avec leurs proches, dans un esprit de fête et d’amour, il s’agit de ne pas oublier que la vit ne sourit pas toujours à tous avec équité.  

Ces éditions de “la Semaine de la Solidarité Internationale” sont là pour nous le rappeler.

Et chacun à notre niveau, selon nos sensibilités, nous avons un rôle à jouer dans cet élan d’humanité pour toujours plus d’égalité entre les Hommes, pour faire que la paix unisse les peuples.

Le Mariage, au Sénégal

Le Mariage, au Sénégal

Dans les sociétés africaines le mariage est un moment privilégié.

II consacre la rencontre et !’union de deux individus de sexes différents.

Cet évènement majeur est concrétisé au plan civil par l’obtention d’un certificat de mariage et au plan religieux par une profession de foi des représentants de l’homme et de la femme devant la Umma (l’assemblée) islamique.

Cette nouvelle vie qui commence explique pourquoi certaines considérations ont toujours été prises en compte dans le choix de la mariée. Un homme ou une femme mariée devient plus responsable et plus respecté par la communauté. Toutefois il est souvent la consécration d’un amour entre un homme et une femme ou finalement l’aboutissement d’une complicité tacite fondée sur la compréhension, le respect mutuel, la foi…

Quoiqu’il en soit le mariage est, et demeure l’affaire de toute une Famille.

Un clip juste magnifique qui retrace le mariage traditionnel Peulh. 

LE PROBLEME DU CHOIX

L’Afrique traditionnelle avait ses règles et ses conceptions basées sur certaines réalités sociales et culturelles qui autorise à penser que la famille intervient toujours dans le choix de la future épouse. En effet II est communément admis que les jeunes garçons ont toujours entretenu des relations privilégiées avec leurs oncles et leurs tantes et par conséquent leurs cousins et cousines. C’est pourquoi il n’est pas rare que ces derniers soient conviés à des festins et à des banquets ou que leurs actions quotidiennes soient orientées vers la naissance et le développement de sentiments amoureux.

Ainsi l’homme peut se permettre d’envoyer toutes sortes de cadeaux à sa cousine, ses habits à laver ou alors recevoir de petits plats préparés par cette dernière. Tout cela est préparé minutieusement par les parents dans le sens de déblayer le terrain, de sorte qu’au moment opportun le mariage soit accepté de tous. Cependant il arrive que toutes ces tentatives soient vouées à l’échec parce que tout simplement l’un ou l’autre a rencontré dans ses différentes pérégrinations l’âme sœur.

Ainsi naissent et se développent des sentiments amoureux suffisamment profonds accentués par !’influence du monde occidental à travers les journaux, les films, le Net, etc… De telles aspirations peuvent aboutir au désir de se marier accepté ou non des parents.

Dans ce contexte apparaissent des considérations sociales et culturelles liées à l’appartenance ethnique, a la classe sociale (problèmes de castes) mais également à la situation économique. Cette dernière transcende de plus en plus les rapports humains et demeure l’élément déterminent dans le choix du mari.

C’est au terme de toutes ces péripéties que les parents s‘accordent à légitimer l’union entre les deux. Cela passe obligatoirement par la fixation de la dot et l’organisation de toutes les cérémonies liées au mariage.

LA DOT

La dot est l’argent que le prétendant doit verser à la famille de la jeune fille pour officialiser d’une part les fiançailles et d’autre part permettre I ‘accomplissement du mariage religieux. Elle est obligatoire et sa valeur a beaucoup changé au cours du temps.

A l’origine elle était d’un rouble/dinar (équivalent de quatre grammes d’or) conformément au Coran. Cette somme peut varier selon les moyens du prétendant. En milieu Toucoułeurs (région nord du Sénégal) on pouvait donner jusqu‘à cent (100) têtes de vaches, cent (100) têtes de bœufs, cent (100) têtes de moutons ou même des esclaves.

Actuellement la valeur de la dot est fixée par la loi soit 28 000 FCFA. (43 €) Ailleurs certaines grandes maisons religieuses sénégalaises réclament entre 1 500 FCFA et 3 000 FCFA. Le prétendant donne entre 100 000 FCFA (150 €) et 500 0O0 FCFA (762 €) pour permettre à sa belle-famille de faire face aux dépenses occasionnées par les festivités.

En principe le mariage tel qu’il est pratiqué au Sénégal suppose que le prétendant soit en mesure de régler les problèmes pécuniaires suivants :

  • La dot qui permet la célébration religieuse,
  • Une somme de 25 000 FCFA (38 €) est versée à la classe d’âge de la jeune fille destinée à la prise en charge des différentes activités durant les trois jours de festivités.

Par ailleurs les deux familles des mariés se doivent de donner à manger aux invités pendant les trois jours, de répondre aux sollicitations des gens de castes (griots et neeno) et de récompenser les esclaves chargés de la préparation des mets. Le versement de la dot va permettre aux deux familles conjointement de fixer la date du mariage qui se fait en deux étapes : le mariage religieux et le mariage civil.

Le Mariage est divisé en deux grandes parties.

  •  Le mariage religieux

C’est le volet le plus important. La cérémonie religieuse du mariage a lieu soit à la mosquée, soit chez les parents de la jeune fille, mais jamais chez les parents du prétendant. Généralement, elle est réservée aux hommes mais les femmes aussi peuvent y participer. Cependant ni le prétendant, ni la future épouse n’ont le droit d’assister à la cérémonie. Ils sont représentés par leurs parents proches (oncle, frère du père, …).

La cérémonie est dirigée par l’Iman (personne choisie selon des critères bien définis pour diriger les prières à la mosquée. II doit maitriser le Saint Coran et la Sunna du Prophète (PSL) et être un homme intègre). de la mosquée en présence des représentants des deux familles et des témoins constitués par l’assistance. II commence par vérifier est ce que la dot a été intégralement ou partiellement versée. II procède alors à la répartition de la dot soit :

  • 1 000 FCFA pour l’Imam,
  • 1 000 FCFA pour le père,
  • 1 000 FCFA pour la mère de la jeune fille.

Ces formalités remplies, l’Imam invite ensuite le représentant du prétendant à demander publiquement au représentant de l’autre partie la main de la fille. II doit s’exprimer en ces termes :

« Je demande au nom du saint  Coran et de la  Sunna  du Prophète (P.S.L) la main de votre fille (on donne le nom de la fille) pour mon fils (on donne le nom du prétendant) ».

Son interlocuteur doit répondre en ces termes :

« J’accorde la main de ma fille (on donne son nom) a votre fils (on donne son nom) selon les lois prescrites dans le Saint Coran et dans La Sunna du Prophète (P.S.L) ».

L’Imam prend à témoin !’assistance et formule des prières pour sceller les liens sacres du mariage. Ainsi on distribue à !’assistance de la cola, des biscuits. Selon les pouvoirs d’achat des deux familles il est distribué des boissons fraiches (bissap, bouy, soda…).

  • Le mariage civil

Il a lieu d’habitude après le mariage religieux au centre d’Etat civil. Sur convocation de l’officier d’état civil qui est le maître d’œuvre, les deux conjoints se présentent au dit lieu accompagné chacun de deux témoins. Il s’agit d’une cérémonie officielle et légale durant laquelle l’officier de police judiciaire ou son représentant vérifie l’identité des deux conjoints et des témoins. Il rappelle par ailleurs les principes du mariage, mentionne la dot versée et le régime matrimonial choisi (polygamie ou monogamie) dans le registre des actes de mariage de la mairie.

Etant donné que la religion musulmane autorise la polygamie jusqu’à quatre épouses, il est alors demandé aux conjoints de faire une option :

  • Soit le couple opte pour la monogamie et dans ce cas il y a possibilité de choisir une communauté des biens.
  • Soit le couple opte pour la polygamie limitée à deux ou illimitée qui exclut toute possibilité de communauté de biens.

Généralement le couple opte pour la polygamie pour être en conformité avec la religion même si parfois dans les faits on ne l’envisage pas. Il faut noter que les femmes le plus souvent préfèrent la monogamie et il n’est pas rare de voir le mari négocier la signature de sa femme avant de se rendre au centre d’état civil car si l’une des parties refuse de signer le certificat de mariage n’est pas délivré.

C’est seulement sur la base d’un accord parfait que les deux conjoints et leurs témoins respectifs vont parapher le registre : consacrant ainsi leur union devant la loi. Ainsi ils peuvent bénéficier des documents suivants : certificat de mariage (voir annexe) et livret de famille.

Chez les musulmans l’homme peut avoir une, deux, trois ou quatre femmes. S’il a plus d’une femme on dit qu’il est polygame. L’homme peut opter pour la polygamie illimitée avec même la possibilité d’en avoir une cinquième à condition de marier une esclave.

LA CEREMONIE NUPTIALE

C’est la partie purement culturelle du mariage. Elle peut avoir lieu Ia nuit qui suit la cérémonie religieuse ou plus tard en accord avec la famille de Ia jeune fine.

Elle commence en début de soirée avec des rituelles qui préparent Ia jeune fille a la future vie de femme. Elle est considérée comme sacrée car :

  • La fille doit être protégée mystiquement contre les mauvais esprits durant cette nuit et même au-delà. Ce rituel comprend un bain sacré durant lequel la fille est assise nue sur un mortier, entourée de ces tantes qui Ia purifient avec de l’eau bénite : de Ia tête aux pieds.
  • Elle porte autour du cou des amulettes confectionnées par des spécialistes qui l’assistent à cette occasion.
  • Elle est habillée simplement d’un petit pagne blanc a la taille décorée de bines-bines (collier de grosses perles fluorescentes que la femme met autour de la taille surtout la nuit), recouverte d’un voile noir transparent sur le visage et enfin recouverte d’un pagne spécial (Ce pagne servira plus tard à porter à califourchon le premier bébé du mariage) offert gracieusement par sa mère.

La fille devra honorer sa famille en prouvant sa virginité et par conséquent sa bonne éducation qui est l’œuvre de ses parents. Sa chasteté prouvée, la fille reçoit de la part de son mari un petit cadeau en guise de récompense. Le cas échéant sa famille commence Ia fête au petit matin en réveillant les voisins au rythme des tam-tams (C’est une manifestation de joie et de soulagement de la famille de la jeune fille).

Toute la journée durant, la maison reçoit la visite des parents et des amis qui, le plus souvent restent pour partager les repas. II en sera ainsi pour les trois jours qui vont suivre.

Au soir du troisième jour, Ia jeune fille accompagnée de sa classe d’âge, des griots battant des tam-tams, des esclaves portant ses valises et ses ustensiles de cuisine et des tantes est conduite vers sa nouvelle demeure qui est la maison du mari. Ainsi le lendemain il est organisé une grande réception qui est en fait le résultat d’une satisfaction avouée et de remerciements a tous ceux qui ont participe de près ou de loin a Ia réussite.

Il peut arriver que Ia jeune fine assez perverse ne soit pas en mesure de respecter ses engagements. Par conséquent elle fait l’objet de risée, de railleries…jetant ainsi le déshonneur dans sa famille. Ceci peut conduire à une rupture pure et simple.

TOP 10 des Associations Humanitaires

TOP 10 des Associations Humanitaires

En France, il existe près de 1.3 million d’associations

soit 20 millions de bénévoles (30 % de la population).

Leurs actions varient de l’aide médical au commerce équitable en passant par le secours aux sinistrés ou encore l’accès à la nourriture et à l’eau.

Les tranches d’âge les plus impliquées sont les 35-49 ans juste devant les plus de 70 ans.

Nous vous proposons de faire connaissance avec les dix plus grosses associations.

LA CROIX ROUGE – La plus importante

Plus importante organisation humanitaire au monde, la Croix-Rouge a été créée à la fin du 19ème siècle par Henry Dunant. Présente dans 186 pays, elle regroupe 97 millions de personnes.

La Croix-Rouge française est née en 1864. Elle dispose de 52 000 bénévoles et 17 000 salariés.

Chaque année l’action Croix-Rouge aide 1 million de personnes, permet d’en secourir 200 000, forme et initie 1 000 000 d’hommes et de femmes aux premiers secours et prépare 17 000 élèves aux métiers médico-sociaux.

L’association est présente dans 35 pays pour développer des programmes spécifiques afin d’améliorer l’accès à l’eau, la sécurité alimentaire et la santé des personnes vulnérables.                                      www.croix-rouge.fr

L’UNICEF – Tourné vers l’enfant

Créé en 1946, l’Unicef intervient dans plus de 150 pays pour assurer à chaque enfant, santé, éducation, égalité et protection.

En 2005, l’Unicef a soutenu l’ouverture d’une clinique pour enfants à Tchernihiv après la catastrophe de Tchernobyl.

Au Paraguay, elle lutte contre le travail des enfants (un enfant sur quatre doit travailler pour aider les siens à joindre les deux bouts) en mettant à leur disposition des centres où ils bénéficient de soins de santé, de bons repas, d’activités de loisirs et d’aide pour leurs devoirs.

Dans le Nord-Ouest du Népal, l’un des endroits les plus isolés de la planète, les femmes enceintes ont désormais accès à des centres d’accouchement.                                                                                www.unicef.fr

AMNESTY INTERNATIONAL

– Non aux délits d’opinion

19/11/ 1960, le britannique Peter Benenson rédige un article qui paraîtra dans « The observer » : Les prisonniers oubliés.

Les premières phrases donnent le ton : ” Ouvrez votre journal n’importe quel jour de la semaine et vous trouverez venant de quelque part dans le monde une dépêche indiquant que quelqu’un a été emprisonné, torturé ou exécuté parce que ses opinions ou ses croyances religieuses ont été jugées inacceptables par son gouvernement. Ils sont plusieurs millions en prison pour cela et leur nombre ne cesse de croître.”

Devant son journal le lecteur ressent un sentiment d’écoeurement et d’impuissance. Or, si ces sentiments de dégoût répandus dans le monde pouvaient être réunis en vue d’une action commune, quelque chose d’efficace pourrait être réalisé. Amnesty International était née. 3 Millions d’adhérents et de donateurs. Des dizaines de milliers de prisonniers libérés.

Elle a reçu le prix Nobel de la Paix en 1977.                                                                                               www.amnesty.fr

   MEDECINS SANS FRONTIERES

– Créée par Bernard Kouchner

Tout a débuté au Nigeria en 1967, lors de la guerre de sécession du Biafra.

Des médecins français (dont Bernard Kouchner) recrutés par la Croix Rouge sont horrifiés par le  « génocide» auquel ils assistent alors qu’ils se faisaient les «porte-voix» de la propagande des leaders sécessionnistes.

  • 1971, ils décident de créer une organisation médicale d’urgence plus libre de sa parole et de ses actes.
  • 1976, Médecins sans Frontières effectue sa première intervention de chirurgie de guerre. Elle apporte une assistance médicale à des populations dont la vie ou la santé est menacée : principalement en cas de conflits armés, mais aussi d’épidémies, de pandémies, de catastrophes naturelles ou encore d’exclusion des soins.
  • 1999, Médecins sans Frontières reçoit le prix Nobel de la Paix.                                                       www.msf.fr

LE SECOURS CATHOLIQUE 

– Contre l’exclusion sociale

Créé en 1946 par l’abbé Jean Rodhain (1900-1977).

Le but ? Lutter contre la pauvreté et l’exclusion et promouvoir la justice sociale.

En 1948, le Secours Catholique développe l’accueil familial de vacances pour permettre aux enfants touchés par la pauvreté, de partir en vacances.

Mais c’est aussi l’accompagnement des personnes à la sortie de prison, un hébergement pour les plus démunis, l’accès aux crédits personnels et au service bancaire ou encore l’aide à la création d’entreprise.

Le Secours Catholique aujourd’hui,

  • c’est 365 projets, dans 71 pays, qui bénéficient à plus de 2 300 000 personnes (dont 1 500 000 en France).                                           www.secours-catholique.org

HANDICAP INTERNATIONAL

– Aider tous les handicapés du monde

« La révolte fondatrice de Handicap International il y a 30 ans, c’était la volonté farouche d’agir pour les 6 000 amputés cambodgiens auxquels l’aide humanitaire déployée au chevet du peuple Khmer ne proposait rien !» explique Jean-Baptiste Richardier, directeur général et fondateur d’Handicap International en 1982.

Elle intervient dans 60 pays.

  • Au Bénin par exemple, la fondation lutte contre la filariose (maladie causée par un ver parasite).
  • Au Kenya, Handicap International intervient en faveur des réfugiés des camps de Dadaab, au nord-est du pays.
  • En Ethiopie, le renforcement des services de kinésithérapie a vu le jour au sein des hôpitaux de Dire Dawa et Jijiga, a l’est du pays.

www.handicap-international.fr

LE SECOURS POPULAIRE

– Agir contre la pauvreté

En 1945, date de sa création, l’association se compose de femmes et d’hommes de cœur qui ont connu les camps de déportation, les prisons et la vie clandestine durant la seconde guerre mondiale. Leur mission :

  • agir contre la pauvreté et l’exclusion en France et dans le Monde.

Cela se traduit par une solidarité d’urgence basée sur l’alimentation, le vestimentaire et l’héberge-ment.

Grâce aux 800 000 bénévoles, au million de donateurs et aux 1 256 permanences d’accueil et de relais-santé, le Secours Populaire soutient près d’1,5 million de personnes sur le pan alimentaire, plus de 540 000 individus sur l’aide vestimentaire ou encore 130 000 personnes sur l’accès à la culture et aux loisirs.

Les missions sociales, en 2010, sont estimées à plus de 47 millions d’euros.                  www.secourspopulaire.fr

EMMAÜS

 – Ici on t’aime

1947, l’Abbé Pierre décide de louer une grande maison à Neuilly-Plaisance, et de la transformer en auberge de jeunesse qu’il nomme Emmaüs.

Acteur historique du développement durable, on compte 191 structures Emmaüs dans 87 départements qui agissent sur le champ de la récupération en collectant à domicile ou en recevant des produits de toute nature donnés par des particuliers. Triés par des salariés en insertion, exclus jusqu’alors du monde du travail, ces produits sot revendus à prix modique. 7 000 bénévoles, 224 500 tonnes de marchandises récoltées par an, 380 millions d’euros de ressources, 15 365 logements existants et 265 000 personnes bénéficiant des accueils de jour ou des boutiques solidarités.

L’Abbé Pierre disait : « Toi qui souffres, qui que tu sois, entre, dors, mange, reprends espoir, ici on t’aime »                                                          www.emmaus-france.org

ARMÉE DU SALUT

 – Savon, Soupe, Salut

L’Armée du Salut est fondée en 1878, en pleine révolution industrielle, par le pasteur William Booth, choqué par les foules ouvrières qui s’entassent dans les quartiers pauvres de Londres.

Son objectif : proposer des conditions de vie décente. Il s’agit d’ailleurs de l’origine de la devise : Soupe, Savon, Salut.

Implantée dans plus de 120 pays et rassemble 2.5 millions de salutistes à travers le monde.

En France 120 établissements et services d’actions sociales permettent aux plus fragiles de trouver un soutien et un accompagnement social ou spirituel.

Membre à part entière de l’Eglise Chrétienne, la fondation intervient dans la lutte contre l’exclusion, l’actions éducatives, le soutien des femmes victimes de violence ou encore la construction de résidences de retraite médicalisées. 

www.armeedusalut.fr

ACTION CONTRE LA FAIM

– Pour la sécurité alimentaire

Née lors de la crise afghane en 1979, Action contre la Faim a été fondée par un groupe d’intellectuels français.

Parmi eux, Françoise Giroud, Bernard-Henry Lévy, Alfred Kastler (Prix Nobel de physique) et bien d’autres.

Cette ONG lutte contre la faim dans le monde et son action s’étend des problèmes de nutrition et de sécurité alimentaire jusqu’aux domaines de la santé et de l’accès à l’eau potable. 302 volontaires ainsi que 4 000 employés dans le monde sont en permanence sur le terrain pour sortir de la souffrance des millions de personnes touchées par la famine ou la maladie liée à un problème de malnutrition.

Elle est venue en aide a près de 6 millions de personnes dans plus de 45 pays, en 2010.

www.actioncontrelafaim.org

La Prostitution : “la nouvelle traite des noires”

La Prostitution : “la nouvelle traite des noires”

Prostitution : la nouvelle « traite des noires ».

Venues du Nigeria, ces femmes pensaient trouver l’Eldorado à Paris.
Elles sont réduites en esclavage.
Paris Match / Publié le 14/05/2016 avec mise à jour le 18/05/2016 Par Pauline Delassus

Ce matin est le premier du reste de sa misérable vie. Diana* vient d’atterrir en France. Elle a 18 ans, le gris de Paris l’émerveille. Elle se dit qu’elle a eu raison de quitter la pauvreté de Benin City, sa ville natale, immense et violente, dans le sud du Nigeria. Elle va devenir étudiante, la femme qui l’accompagne le lui a promis.

« J’ai juré que je rembourserais le prix de mon passage en Europe sans savoir combien et en pensant que cela incluait le coût de mes études », explique Diana.

Le taxi longe un grand boulevard, Barbès, le quartier de Château- Rouge, la rue des Poissonniers, une petite Afrique où les boutiques ressemblent à celle que son oncle tient au pays. Soudain, tout s’assombrit. Diana se souvient de la minuscule chambre d’hôtel, du verrou qui se ferme et du premier mot de français qu’elle comprend : prostitution.

Le jour se lève et ses rêves s’écroulent.

La bienfaitrice devient la « mama », une mère maquerelle qui lui réclame 60 000 euros, le coût de son voyage en enfer. Au début, la mama suit sa « fille » sur le trottoir : c’est elle qui parle aux clients. « Je ne savais pas encore dire “20 euros la passe, 100 euros la nuit”. Alors elle traduisait », raconte Diana.

La mama a deux alliés, une barre de fer et le « juju »La magie noire est la clef de voûte de ce commerce humain transnational en pleine expansion. Quelques jours avant leur départ du Nigeria, la mama avait conduit Diana et d’autres jeunes filles dans la maison d’un sorcier, le « jujuman ». La cérémonie comprend des scènes de transe, l’absorption de potions, le prélèvement de sang, de cheveux et d’ongles. Les futures prostituées sont convaincues qu’un sort leur est jeté : elles doivent obéir à la mama afin de préserver la sécurité de leur famille. Le sorcier leur a remis un objet : un cadenas entouré de ficelle, enfermé dans un sac en plastique et saupoudré de sang séché. Leur chaîne d’esclaves modernes. En France, le « juju » continue de s’exercer : philtres de docilité, d’invincibilité et de contraception. Dans ce cas, il est composé de vingt comprimés de Paracétamol et de jus de citron. Les policiers de la brigade de répression du proxénétisme (BRP) constatent l’emprise de ces traditions détournées à des fins criminelles.

Le commissaire divisionnaire Jean-Paul Mégret explique :« Il suffit que les mamas invoquent le “juju” pour que les filles entrent dans un état de peur panique et n’osent plus témoigner. »En région parisienne, il existe une dizaine de ces réseaux de traite, organisés au Nigeria par des gangs armés ultraviolents. Ils sont reconnaissables à la couleur de leurs vêtements et se livrent à des guerres de territoires. La plupart des victimes sont recrutées dans les campagnes autour de Benin City. Elles sont jeunes, 20 ans au maximum, une garantie de docilité. Des hommes de main sont chargés de tabasser les parents des insoumises, voire de les exécuter. La terreur porte ses fruits, d’autant plus pourris qu’ils baignent dans le « juju ».

Pour signaler aux passeurs leur « valeur », les trafiquants les habillent en blanc quand elles traversent la Méditerranée.

Récemment, les cinquante hommes de la BRP ont fait tomber un de ces réseaux, celui des Authentic Sisters. Comme les autres, il était organisé selon un système pyramidal que les hommes dirigent depuis le Nigeria.

Pour gérer le trafic à Paris, ils envoient les mamas, anciennes prostituées qui ont remboursé leurs dettes. De victimes, elles deviennent bourreaux.

C’est un vol Air France qui a mené Diana à son malheur, mais la plupart des Nigérianes empruntent les routes traditionnelles des migrants clandestins. La nouvelle traite des Noires suit le trajet d’un nouveau commerce triangulaire, de l’Afrique de l’Ouest à l’Europe, via le Maghreb.

« Le phénomène est récent et important, explique Guillaume Lardanchet de l’association Hors la Rue. Certaines sont mineures, parfois de 12 à 14 ans, mais elles utilisent des faux papiers de majeures. »

Voitures ou cars jusqu’en Libye, attente à Tripoli, passage en Italie par bateau. A bord, on leur remet des vêtements clairs qui les différencient des autres migrants et signalent leur « valeur » aux passeurs : ces derniers les placent au centre des embarcations, afin qu’elles ne risquent pas de tomber à l’eau…

Les précieuses marchandises patientent ensuite dans les camps, avant d’être conduites sur les trottoirs. Comme Diana, elles « travaillent » de jour et de nuit. L’eldorado qu’on leur avait promis, c’est la Goutte d’Or, près du métro Château-Rouge, « où les clients sont africains », précise Diana. Après, selon les aléas du commerce, elles sont déplacées au bois de Vincennes, « où les hommes sont blancs ». Leur secteur, aisé à trouver, est une allée mal éclairée où, la nuit, une quarantaine de camionnettes blanches stationnent en file indienne, suffisamment espacées pour que les clients puissent se garer.

« Allez, viens bébé ! 20 euros, 20 euros… » entend-t-on constamment. Les automobilistes ralentissent, s’arrêtent ou passent à la suivante. Dans les cabines avant, les filles allument des lampes à pétrole ou des bougies, d’immenses cierges de couleur dont les flammes réchauffent. Leurs profils juvéniles se dessinent en clair-obscur ; on distingue leur maquillage pailleté, les strass de leur soutien-gorge, leur seul vêtement. Celles qui sont nues gardent une croix autour du cou, reste de culture chrétienne de leur Nigeria natal. Pour un camion, havre de fortune qu’elles partagent à deux ou trois, et à l’arrière duquel elles reçoivent les clients, il faut payer 1 000 euros aux mamas.

« Dans ces cas-là, on va dans les buissons, raconte Diana. Les voitures des clients, c’est trop dangereux. »

Tous les dix jours, Diana devait verser 1 000 euros à sa mama.

En trois ans, elle lui a «remboursé» 30 000 euros, sans toucher un centime. Dans certains réseaux, les filles cotisent dans une caisse commune, utilisée pour les soins médicaux, à condition de respecter les règles : la loyauté envers le collectif, l’obéissance des novices vis-à-vis des plus anciennes, le remboursement de la dette et le silence.

Mais quand un client lui a cassé un doigt, Diana n’a jamais pu se faire soigner à l’hôpital. « Et en cas de grossesse, les avortements sont faits par les mamas, jamais elles ne voient de médecin », précise le commissaire Jean-Paul Mégret. Avant d’ajouter, dépité : « Cette prostitution d’abattage est un enjeu majeur pour nous. Je me demande qui sont les hommes qui sollicitent ces filles… Ils ne peuvent pas ignorer qu’ils participent à une exploitation de l’être humain. »

La loi votée le 6 avril, qui prévoit de pénaliser le client, va, estime Mégret, lui donner de nouvelles armes :
«Nous allons prendre des mesures qui auront un effet sur la prostitution visible, celle de la rue. Celle des Nigérianes, donc. La loi est votée, on l’appliquera. Il va falloir prendre le client sur le fait, donc le surveiller en civil… Ça va poser un problème d’effectifs. Peut-être faut-il créer de nouvelles unités.» 

A l’Unsa, mêmes inquiétudes. Le secrétaire général Philippe Capon insiste : « C’est une mission supplémentaire pour la police. »

Pour l’instant, les policiers semblent absents du bois de Vincennes. Lors de nos cinq nuits de reportage, nous n’en avons croisé aucun. Les prostituées nigérianes n’ont qu’un secours, celui des associations qui tournent dans les bois parisiens et sur les boulevards extérieurs pour leur apporter café, biscuits, préservatifs. Ce sont elles qui préviennent la police de la présence de mineures. A Vincennes, les filles des camions connaissent les bénévoles « Aux Captifs, la libération », dont l’objectif est de créer un lien avec elles pour les aider.

Certaines mesures sont positives si elles se concrétisent : facilitation de l’obtention du titre de séjour, aide à l’insertion. Mais le risque est de se cacher derrière ces petites mesures pour masquer la passivité politique et collective ».

Yves Charpenel, président de la Fondation Scelles et procureur à la Cour de cassation, souligne : « En Suède, où cette loi existe, le marché est mort pour les proxénètes, les réseaux ont perdu 50 % de leur chiffre d’affaires. Il faut que la France devienne inhospitalière à ces trafics, d’autant qu’il y a collusion entre le crime, le terrorisme et la prostitution.

Diana, une des premières à s’en être sortie, ne sait pas quoi en penser. Après quatre ans de cet esclavage, elle n’est plus prostituée ; à 25 ans, elle fait figure d’aînée pour ses ex compagnes de galère. Même si elle vit sous calmants pour atténuer les angoisses du « juju » qui l’a presque rendue folle. Elle a été accueillie dans un foyer grâce à l’association « Equipes d’action contre le proxénétisme », dont la présidente, Elda Carly, déclare : « Cette loi renforce le statut de victime des prostituées comme Diana, mais il faut plus de moyens et de policiers. » Cette femme souriante est la bonne fée de Diana. Grâce à elle, la jeune fille espère obtenir des papiers pour travailler, peut-être dans un restaurant.

« Je ne veux pas retourner au Nigeria. J’aime la France. »

* Le prénom a été changé.

Le Poulet Yassa

Le Poulet Yassa

Le yassa de poulet

est un plat d’origine sénégalaise, précisément de la région Casamance, connue par “Kasa”, qui est une région historique située au Sud Ouest du sénégal.

Le Yassa est en fait le nom de la sauce qui accompagne l’ingrédient principal : le poulet.

Le yassa se prépare à la façon traditionnelle en coupant le poulet en morceaux, après avoir être mariné durant une nuit entière, avec du jus de plusieurs citrons et des oignons accompagnés d’huile d’arachide et le vinaigre,  puis fumé au feu de bois et enfin mijoté lentement dans sa marinade, en ajoutant le riz blanc. Le yassa peut également être cuisiné avec du poisson ou du mouton.

Les ingrédients  

  • 1 poulet
  • 1 kg de riz
  • 2 carottes
  • 750 g d’oignons
  • 2 citrons vert
  • 2 bouillons cubes
  • Poivre, sel, vinaigre
  • Ail
  • 2 cuillères à soupe de moutarde
  • Huile

Préparation

  • Dans une marmite, versez un litre d’eau et une cuillère à soupe de sel.
  • Coupez les carottes en petits dés et plongez les dans l’eau.
  • Mettez la marmite sur le feu avec un couvercle.
  • Lavez votre riz et disposez-le sur une grande passoire.
  • Une fois le riz égoutté, disposez cette passoire (avec le riz dedans) sur la marmite a la place du couvercle et le couvercle sur le riz ainsi pendant une quinzaine de minutes.
  • Coupez le poulet en morceaux.
  • Les 15 min passées, mettez le riz dans la marmite et mélangez le tout.
  • Couvrez avec le couvercle.
  • Coupez les oignons finement. 
  • Au bout d’une vingtaine de minutes, mélangez le contenu de la marmite en ajoutant un verre d’eau.
  • Mélangez l’ail, une cuillère à soupe de poivre et 3/4 de bouillon cube et pilez le tout afin d’en faire une sorte de farce.
  • Après une quarantaine de min, retirez la marmite du feu et mettez son contenu dans un plat que vous couvrez.
  • Lavez la marmite, elle vous resservira sous peu.
  • Dans chaque morceau de poulet, faites un trou pour y introduire un peu de farce.
  • Saupoudrez le poulet avec une moitié de bouillon cube et du poivre.
  • Mélangez avec la main et ajoutez une cuillère à soupe de vinaigre.
  • Dans la marmite que vous avez lavée, versez 4 louches d’huile pour faire frire les morceaux de poulet.
  • Mettez l’huile sur le feu.
  • Une dizaine de min plus tard, intégrez quelques morceaux de poulet de manière à frire chaque face alternativement pendant une quinzaine de min.
  • Les morceaux doivent être bien grillés. 
  • Mélangez une cuillère à café de poivre, le reste de bouillon cube, le reste de farce, la moutarde, 2 cuillères à soupe de vinaigre et les oignons. 
  • Retirez les derniers morceaux de poulet puis diminuez l’huile de moitié. 
  • Dans ce qu’il reste d’huile mettez la marinade d’oignons et laissez mijoter une demi-heure en remuant et en ajoutant de temps en temps un peu d’eau.
  • Ajoutez aussi du sel, le jus des deux citrons et 2 cuillères à soupe de vinaigre. 
  • Pendant ce temps passez au four vos morceaux de poulet pendant 20 à 30 minutes.
  • Étalez votre riz dans un grand plat, déposez-y vos morceaux de poulet grilles et enfin, mettez dessus les oignons.
Les origines africaines du “Blues”

Les origines africaines du “Blues”

Le fleuve Sénégal qui charrie ses eaux et inonde toute la terre a en effet participé à la naissance aux Etats-Unis d’Amérique, du Blues.

C‘est du fond de son de son cœur et de ses entrailles qu’un désespoir s’est installé, après que les fils d’Afrique pour longue période, ont été déportés, vendus, exploités, humiliés et torturés.

Le cours d ‘eau le plus célèbre de notre région, le fleuve Sénégal, a participé sans le vouloir à cette besogne avilissante en jouant un rôle très déterminant dans cet état de fait.

L’acheminement de tous les esclaves en direction de Gorée passait par le fleuve. Après quoi, les destinations se faisaient au gré du négrier : les Antilles, les Caraïbes, les Etats-Unis d’Amérique, le Brésil et j’en passe.

Les bateaux à voiles, ces fameux salants, sans relâche, fendaient la chair humide des flots pour conduire les marchands de la honte vers les endroits les plus reculés pour un commerce sordide : « La traite des noirs ».

Des années durant l’Afrique a assisté, d’une manière impuissante, à la vente de ses fils qui ont atterri, dans la plus grande majorité au pays de l’oncle Sam. C’est dans ce déchirement profond que l’immigration est devenue un phénomène par le biais du fleuve.

Dans ce tumulte de désolation et de misère impitoyable les premiers soupirs de nos ancêtres se sont fait entendre sur les rives du Mississipi.

C’est de cette façon qu’est né le blues.

Au même titre que la Soul music, les blues sont elles aussi d’origine africaine parce que transportées par les noirs qui sont tous venus du vieux continent.

L’eau du Mississipi, en irrigant les milliers d’hectares destinés à la culture du café, du vin, de la banane et du coton, a donné aux noirs l’occasion de se souvenir de leurs origines communes qu’ils ont toujours gardées en mémoire : l’Afrique.

En raison de sa vocation agricole, le Sud-américain, grâce à ce peuple courageux, est devenu prospère. Ces milliers de bras d’hommes et de femmes qui courbent l ‘échine sous le soleil accablant d’Amérique, ont donné à William Christopher Handy, Chuck Berry, Charley Patton, une raison de chanter les blues. C’est dans ces conditions que les blues sont unanimement reconnus comme ayant des origines purement africaines.