Festival “Les Blues du Fleuve”

Festival “Les Blues du Fleuve”

Les blues du fleuve une ambition culturelle, sociale, économique et humaine

Initié en 2006 par l’artiste international compositeur et interprète Sénégalais Baaba Maal, le festival “les Blues du fleuve” a célèbré sa 17ème édition à Podor (Sénégal) du 5 au 7 décembre 2025.

Il a pour objectif de de promouvoir la solidarité des pays riverains du fleuve Sénégal dont la culture est fortement influencée par l’eau.

“Les Blues du Fleuve” constitue des moments d’échanges, de partage entre acteurs culturels et de développement. Cette manifestation est inscrite sous le sceau de la paix et de l’harmonie sociale pour le vivre ensemble Africain dans l’unité, la convivialité autour des peuples unis par le fleuve dans la diversité.

“Les Blues du Fleuve”, un festival des arts et de la culture, il est un levier pour le développement du territoire FLEUVE qui dispose de grands cours d’eau, des terres fertiles, des hommes et des femmes très bien organisés qui aspirent au développement.

La voix de l’artiste, sur la  scène nationale et internationale qui chante et qui porte celle de ces sans voix, s’est engagé à accompagner les populations. 

Chers festivaliers venus du Sénégal, des pays voisins, du reste de l’Afrique et du monde, vous êtes chez vous ici, sur cette terre où le fleuve porte notre histoire, notre culture et nos traditions ancestrales, où chaque vague murmure la mémoire du passé et l’espoir du futur. Bienvenue à Podor, la musique nous rassemble et nous unit et la voix de chaleureuse de Baaba Maal réjouit nos coeurs et éveillent nos esprits.

Oumar Wade, producteur exécutif

Cette manifestation, initiée par l’artiste Baaba Maal pour promouvoir l’intégration africaine, a permis aux Hal-pulaar, Maures, et autres habitants du fleuve Sénégal de revisiter le riche patrimoine folklorique du terroir. Point de rencontre de tous les habitants du fleuve Sénégal, le département de Podor a vibré trois jours durant au rythme des « Blues du Fleuve », amenant les populations des deux rives à se donner rendez-vous au quai de Podor.

En pirogue au large du fleuve, la pagaie à la main, le drapeau mauritanien perché en haut, les pêcheurs ont présenté un mouvement d’ensemble d’une belle facture. Ces peuples de l’eau, accompagnés par des jeunes filles et garçons sur les canoës ont offert aux hôtes du Fuuta, une belle démonstration culturelle. Cette chorégraphie servie avec un beau gestuel de bras valides, a escorté l’initiateur de ce festival inédit, l’artiste Baaba Maal.

Le défilé des différentes troupes traditionnelles de Podor et des villages environnants a permis d’apprécier la diversité culturelle du peuple pulaar. Au rythme du Wango et du Yéla, les Thioubalo et la troupe Bamtaare de Thioffi, leurs voisins bambara, maures se sont illustrés pour démontrer leurs spécificités culturelles. Les thèmes étaient nombreux et variés. Les festivaliers ont rivalisé d’inspiration autour de l’excision, la circoncision, l’abondance des récoltes et les défilés des détenteurs du savoir traditionnel.

La soirée folklorique a aussi permis aux festivaliers de découvrir, les chants et danses hal pulaar. Le festival «qui avait, entre autres objectifs, de promouvoir l’intégration africaine a enregistré la participation de nombreux artistes». Avec notamment, Binta Diallo, Kane Diallo Welma artiste sénégalais, Joe Keita artiste mauritanien, Aïta artiste sénégalaise, Demba Guisse artiste sénégalais, Yaya Ndiaye artiste sénégalais.

” Pari réussi pour Baaba Maal “

Car comme l’a dit l’enfant chéri du Fouta : « Les blues du fleuve, ce n’est pas que du folklore ». Ce qui du reste n’a pas empêché Baba Maal et ses artistes invités à mettre le feu à Podor sous le thème : «l’intégration». Un pari réussi les populations podoroises et riveraines du fleuve Sénégal ont répondu massivement à son invitation.

Qui est Baaba Maal ?

Qui est Baaba Maal ?

La richesse de la musique sénégalaise est incontestable.

De la tradition, certains artistes comme Baaba Maal parviennent à reproduire l’essentiel pour le mélanger à des sonorités plus modernes. Son appartenance au peuple Toucouleur lui confère aussi un particularisme que l’on retrouve dans ses textes.

Avec Youssou N’Dour et Ismaël Lô, Baaba Maal fait partie du trio qui porte la culture musicale du Sénégal vers les sommets des classements  internationaux.

Baaba Maal est né le 13 juin 1953 à Podor dans la province du Fouta au nord du Sénégal. Issu d’une famille de pêcheurs peule (Fulani), il grandit dans un environnement riche en traditions musicales, rythmes et récits du patrimoine peul. ll n’est pas à priori destiné à une carrière de musicien. Mais sa mère chante pour le plaisir, dans les mariages et autres cérémonies. Le jeune Baaba Maal se familiarise ainsi avec les chants a capella et les mélodies traditionnelles.

Passionné par la musique et doté d’une voix exceptionnelle ample, claire et d’une profondeur émotionnelle rare, Baaba Maal commence à jouer avec des amis. En 1974, après son baccalauréat, il choisit de faire le conservatoire de musique tout en poursuivant des études d’arts plastiques à Dakar. En fait, il n’envisage pas vraiment de devenir artiste, mais plutôt professeur. Pourtant, il s’intègre en même temps que son ami de longue date, Mansour Seck à une association qui a pour but de promouvoir la culture toucouleur, Lasly Fouta. Ils parcourent ainsi une partie de l’Afrique de l’Ouest avec un ensemble de 70 musiciens.

Est-il besoin de vous présenter l’enfant chéri de tout le Fouta, celui que le monde entier surnomme à juste titre « le roi du yéla ». (Le Yéla « vœux exaucés » est la musique principale des toucouleurs et a été créé dans le Fouta-Toro. C’est un ensemble de chants et de danses qui à l’origine servait de rituel pour rendre grâce à Dieu.

Du carrefour des rythmes et de couleurs de tous genres, la mélodie vous donne assurément cette soif de revisiter la musique authentique, celle de chez nous. Ces notes suaves originaires de l’Afrique de l’Ouest sont celles qui sont l’expression du grand empire du Mali qui en effet s’étendait du Sénégal jusqu’aux frontières du Cameroun.

Que de personnalité et d’amour dans le cœur de Baaba Aissata Samba Boubou Yacine, sa carrière musicale est chimérique et son talent incontestable.

Il est issu de l’ethnie Peulh, c’est-à-dire ceux qui peuplent le Nord-Est du Sénégal, le Sud de la Mauritanie et l’Ouest du Mali en passant par la Guinée, la Gambie, etc…

Carrière musicale : entre tradition et modernité.

Avec son groupe “Dandé Lénol” (la voix du peuple) créé en 1985 avec ses amis inséparables Mbassou Niang et Mansour SECK, il devient un pilier de la musique sénégalaise et africaine moderne. Son style associe subtilement instruments traditionnels et sonorités modernes.

Baaba Maal est un chanteur très engagé : « je chante parce que la musique est avant tout ma vie. Cette vie ne mérite d’être vécue que lorsque les mélodies s’enchevêtrent avec le quotidien. Elle rapproche les peuples et leur donne la joie de vivre. Avec elle la tristesse ne peut jamais prendre part à nos actions ».

En 1996, il est nominé dans la catégorie des « World Music » aux Grammy Awards américains, l’équivalent des oscars.

Son oeuvre musicale compte plus d’une cinquantaine de productions, dont les albums Wango, Djam Leeli, Baayo, Lam Toro, Souvenirs, Missing You, African Soul, Télévision, Firin’in Fouta, Nomad Soul, The Traveller, etc …

Carrière cinématographique : Baaba Maal a également marqué le cinéma international grâce à des contributions vocales et musicales remarquables.

Il collabore avec Hollywood et a notamment participé à plusieurs films, dont Black Hawk Down (2001), Black Panther (2018), Black Panther Wakanda Forever (2022). Sous la direction du compositeur Ludwig Göransson il est l’une des puissantes voix de Wakanda, contribuant à l’identité africaine remarquable du film. Black Panther a gagné l’Oscar de la meilleure musique de filmaux 91ème Cérémonies des Oscars en 2019.

MERCI

Pour ton désir ardent de développer le plus vieux continent,

Pour ta lutte contre l’analphabétisme, l’illettrisme,

La faim, la pauvreté et les maladies de toutes sortes.

Merci pour toutes tes actions humanitaires dans le monde.

Engagement international : Ambassadeur des Nations Unies.

Baaba Maal est un artiste engagé. Par sa musique, il a activement contribué à la lutte contre l’apartheid. En tant qu’émissaire pour la jeunesse du programme des Nations Unies pour le développement, il contribue aux initiatives pour la réduction de la pauvreté, l’accès à l’éducation, les droits des femmes et des enfants, la lutte contre le VIH-SIDA. Il est aussi Ambassadeur des Nations Unies pour la protection de l’environnement, notamment la lutte contre les changements climatiques et contre la désertification.

Sa voix, déjà porteuse des valeurs artistiques et culturelles, est devenue un outil diplomatique pour sensibiliser le monde face aux grands défis contemporains.

A Oslo, il a animé la soirée de Gala du prix Nobel de la Paix de l’écologiste Kenyone Wangari Maathaï. Dans la même année il a été immortalisé aux Etats-Unis par l’inscription de son nom sur le mur d’Afro-pop en compagnie de son fidèle ami Mansour SECK.

En 2005, il a été la vedette de la marche contre la pauvreté. Il fut ainsi à cette période le porte-parole de l’Afrique toute entière.

Les origines africaines “du Blues” 

Le fleuve Sénégal qui charrie ses eaux et inonde toute la terre a en effet participé à la naissance aux Etats-Unis d’Amérique du « Blues ».

C’est au fond de son cœur et de ses entrailles qu’un désespoir s’est installé, après que les fils d’Afrique pour une très longue période, ont été déportés, vendus, exploités, humiliés et torturés.

Le cours d’eau le plus célèbre de notre sous-région a participé sans le savoir à cette besogne avilissante en jouant un rôle très déterminant dans cet état de fait.

L’acheminement de tous les esclaves en direction de Gorée passait par le fleuve. Après quoi, les destinations se faisaient au gré du négrier : les Antilles, les Caraïbes, les Etats-Unis d’Amérique, le Brésil et bien d’autres.

Les bateaux à voiles fendaient la chair humide de nos flots pour conduire les marchands de la honte vers les endroits les plus reculés pour un commerce sordide : « La traite des noirs ».

Des années durant l’Afrique a assisté, d’une manière impuissante à la vente de ses fils qui ont atterri, dans la plus grande majorité du pays de l’oncle Sam. C’est dans ce déchirement profond que l’immigration est devenue un phénomène par le biais du fleuve.

Dans ce tumulte de désolation et de misère impitoyable les premiers soupirs de nos ancêtres se sont fait entendre sur les rives du Mississipi. C’est de cette façon qu’est né le blues.

Au même titre que la Soul Music, les blues sont elles aussi d’origine africaine parce que transportées par les noirs qui sont tous venus du vieux continent.

L’eau du Mississipi, en irrigant les milliers d’hectares destinés à la culture du café, du vin, de la banane et du coton, a donné aux noirs l’occasion de se souvenir de leurs origines communes qu’ils ont toujours gardées en mémoire :

l’Afrique.

En raison de sa vocation agricole, le Sud-américain, grâce à ce peuple courageux, est devenu prospère. Ces milliers de bas d’hommes et de femmes qui courbent l’échine sous le soleil accablant d’Amérique, ont donné à William Christopher Handy, Chuck Berry, Charley Patton, une raison de chanter les blues. C’est dans ces conditions que les blues sont unanimement reconnus comme ayant des origines purement africaines.

Cette musique aux paroles mélancoliques accompagnées de guitare sèche, d’harmonica et de washboard (planche à laver) pour la percussion, banjo a des racines sénégambiennes. Les ressemblances les plus remarquables sont relevées dans deux faits : le mythe et l’improvisation.

Astrologie africaine

Astrologie africaine

L’astrologie africaine s’appuie sur des symboles, des totems et des croyances profondément enracinés dans les diverses cultures africaines.

Chaque signe, souvent représenté par des animaux ou des éléments naturels, symbolise des traits de caractère spécifiques et offre des aperçus sur les forces et les faiblesses individuelles.

L’astrologie africaine joue un rôle important dans les pratiques spirituelles et culturelles, guidant souvent les décisions de vie, les rituels et les cérémonies.

Elle offre des conseils, des prédictions et un soutien moral, reflétant une compréhension profonde et holistique de l’univers.

La diversité des signes astrologiques africains illustre la richesse et la complexité des traditions et des croyances du continent.

Tu es Baobab
Si tu es né entre le 4 janvier et le 3 février 

Symbolisme : Résilience et stabilité

Devise : Je résiste

Elément symbolique : Terre

Forces : Endurance, Sagesse, Patience, Capacité à soutenir les autres

Faiblesse : Rigidité, Tendance à l’isolation, Entêtement, Inflexibilité

Tu es Bien d’ambre et d’argent
Si tu es né entre le 4 février et le 5 mars 

Symbolisme : Prospérité et Abondance

Devise : J’accumule

Elément symbolique : Terre et Métal

Forces : Sens des affaires, Pragmatisme, Générosité, Ressources

Faiblesse : Matérialisme, Avarice, Résistance au changement, Tendance à l’excès

Tu es Famille
Si tu es né entre le 6 mars et le 4 avril 

Symbolisme : Unité et Connexion

Devise : J’unis

Elément symbolique : Eau

Forces : Empathie, Capacité à nourrir, Sens de la communauté, Fidélité

Faiblesse : Dépendance émotionnelle, Surprotection, Peur de l’isolement, Possessivité

Tu es Petits services rendus au voisinage
Si tu es né entre le 5 avril et le 4 mai

Symbolisme : Coopération et Altruisme

Devise : J’aide

Elément symbolique : Air

Forces : Générosité, Capaciter à connecter les gens, Sens du service, Altruisme

Faiblesse : Difficulté à fixer les limites, Excès de zèle, Négligence de soi, Sacrifice excessif

Tu es Le marché
Si tu es né entre le 5 mai et le 4 juin 

Symbolisme : Echange et Abondance

Devise : J’échange

Elément symbolique : Terre

Forces : Sens des affaires, Diplomatie, Esprit d’Entreprise, Perspicacité

Faiblesse : Matérialisme, Manipulation, Avidité, Opportunisme, Superficialité

Tu es Ancêtre
Si tu es né entre le 5 juin et le 4 juillet 

Symbolisme : Sagesse et Héritage

Devise : Je perpétue

Elément symbolique : Terre

Forces : Connaissances Historiques, Respect des Traditions, Profondeur Spirituelle

Faiblesse : Réticence au Changement, Conservatisme Excessif, Rigidité

Tu es Juge
Si tu es né entre le 5 juillet et le 4 août 

Symbolisme : Justice et Equilibre

Devise : J’équilibre

Elément symbolique : Air

Forces : Equité, Capacité d’analyse, Intégrité, Sens de la Justice, Objectivité

Faiblesse : Criticisme, Indécision, Froideur émotionnelle, Intransigeance

Tu es Noix de Kola
Si tu es né entre le 5 août et le 3 septembre 

Symbolisme : Communication et Hospitalité

Devise : Je relie

Elément symbolique : Air

Forces : Capacité à communiquer, Ouverture d’esprit, Bon vivant, Adaptabilité

Faiblesse : Superficialité, Dispersion, Tendance à l’inconstance, Difficulté à être seul

Tu es Voyageur
Si tu es né entre le 4 septembre et le 3 octobre

Symbolisme : Aventure et Exploration

Devise : J’explore

Elément symbolique : Air

Forces : Curiosité, Adaptabilité, Soif d’apprendre, Indépendance, Ouverture d’esprit

Faiblesse : Instabilité, Fugacité, Manque d’enracinement, Impatience, Insatisfaction

Tu es Eloignement
Si tu es né entre le 4 octobre et le 3 novembre 

Symbolisme : Indépendance et Quête de soi

Devise : Je me renouvelle

Elément symbolique : Eau

Forces : Capacité d’Auto-Réflexion, Indépendance, Courage de changer, Perspicacité

Faiblesse : Isolement, Mélancolie, Fuite des responsabilités, Tendance à l’errance

Tu es Enfant de la parole
Si tu es né entre le 4 novembre et le 3 décembre 

Symbolisme : Communication et Expression

Devise : Je communique

Elément symbolique : Air

Forces : Capacité à exprimer, Charisme, Persuasion, Créativité Verbale, Ecoute

Faiblesse : Manipulation, Parler sans écouter, Verbalisation excessive

Tu es Récolte dans le grenier
Si tu es né entre le 4 décembre et le 3 janvier 

Symbolisme : Abondance et Prévoyance

Devise : J’accumule

Elément symbolique : Terre

Forces : Planification, Résilience, Ethique du travail, Méfiance, Rigidité

Faiblesse : Réticence au Changement, Conservatisme Excessif, Rigidité

Quels sont les symboles associés aux signes africains ?

Les symboles associés aux signes astrologiques africains sont souvent tirés de la nature, de la culture et des traditions spirituelles africaines. Chaque signe est lié à un ensemble de symboles ou de totems qui reflètent des aspects clés de la personnalité, de la vie et de la culture africaine. Voici les symboles associés à chaque signe que vous avez mentionné :

  1. Baobab : Ce signe est symbolisé par l’arbre baobab, connu pour sa taille imposante et sa longévité. Il représente la force, la résilience et la survie.
  2. Biens d’ambre et d’argent : Ce signe pourrait être symbolisé par des objets de valeur comme l’ambre et l’argent, représentant la richesse, la prospérité et l’abondance.
  3. Famille : Ce signe est souvent représenté par des symboles de l’unité familiale, tels que la maison ou le cercle familial, indiquant la solidarité, la protection et les liens familiaux.
  4. Petits services rendus au voisinage : Ce signe peut être symbolisé par des images de coopération et d’entraide, comme des mains entrelacées ou une communauté en cercle, illustrant l’importance des liens sociaux et de la communauté.
  5. Le Marché : Associé au marché, ce signe peut être représenté par des symboles de commerce et d’échange, comme des balances ou des biens commerciaux, reflétant l’abondance et les interactions sociales.
  6. Ancêtre : Ce signe est souvent symbolisé par des figures ou des objets ancestraux, tels que des masques ou des artefacts, évoquant la sagesse, l’héritage et le respect des traditions.
  7. Juge : Le symbole de la balance ou d’une figure en position d’autorité peut représenter ce signe, symbolisant la justice, l’équité et la capacité à arbitrer.
  8. Noix de Kola : Ce signe peut être symbolisé par la noix de kola elle-même, qui est un important symbole culturel en Afrique, représentant l’hospitalité, la communication et la communauté.
  9. Voyageur : Le symbole de ce signe pourrait être un chemin ou des pieds en mouvement, représentant le voyage, la découverte et l’aventure.
  10. Éloignement : Ce signe peut être représenté par des symboles de solitude ou de distance, comme un chemin s’étendant à l’horizon, illustrant la quête de soi et l’exploration.
  11. Enfant de la parole : Ici, le symbole pourrait être une langue ou un livre, représentant la communication, l’éloquence et l’expression.
  12. Récolte dans le grenier : Ce signe peut être symbolisé par un grenier rempli ou des épis de maïs, représentant l’abondance, la prévoyance et les récompenses du travail acharné.

    Ces symboles illustrent la manière dont les signes astrologiques africains sont profondément enracinés dans la vie quotidienne, la culture et l’environnement naturel du continent. Ils offrent une perspective unique et enrichissante sur la personnalité et le destin.

Comment connaître votre signe astrologique africain ?

Pour connaître votre signe astrologique africain, il faut d’abord identifier le système astrologique spécifique que vous souhaitez explorer, car l’Afrique, avec sa grande diversité culturelle, possède plusieurs systèmes astrologiques différents. L’un des systèmes les plus connus est basé sur des cycles lunaires et divise l’année en périodes correspondant à différents signes, chacun associé à des symboles et des totems spécifiques.

Voici comment vous pouvez procéder pour découvrir votre signe dans ce système :
  1. Date de Naissance : Connaître votre date de naissance exacte est essentiel, car les signes sont attribués en fonction de périodes spécifiques de l’année.
  2. Référence au Calendrier du Système Choisi : Vous devrez vous référer au calendrier spécifique du système astrologique africain que vous avez choisi. Chaque système divise l’année différemment, et les signes sont attribués en fonction de ces divisions.
  3. Recherche en Ligne ou Consultation d’Ouvrages : Vous pouvez rechercher en ligne ou dans des livres spécialisés pour trouver le calendrier correspondant au système astrologique africain qui vous intéresse. Il existe des ressources qui détaillent les différentes périodes de l’année et les signes correspondants.
  4. Consultation avec un Expert en Astrologie Africaine : Pour une compréhension plus approfondie, vous pourriez consulter un expert ou un praticien de l’astrologie africaine. Ils pourront vous fournir des informations détaillées et personnalisées sur votre signe et sa signification.
  5. Interprétation des Symboles et Totems : Une fois que vous connaissez votre signe, vous pouvez explorer sa signification, les symboles, les totems et les traits de personnalité qui lui sont associés dans la tradition astrologique africaine spécifique.

Il est important de garder à l’esprit que l’astrologie africaine, comme toute forme d’astrologie, doit être abordée avec ouverture d’esprit et curiosité. Elle offre une perspective culturelle et spirituelle unique, profondément enracinée dans les traditions africaines.

 

Le Commerce Equitable

Le Commerce Equitable

 “Quiconque travaille a droit à une rémunération équitable et satisfaisante
lui assurant ainsi qu’à sa famille une existence conforme à la dignité humaine.”

Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, article 23 alinéa 3 (1948)

Un principe simple…..

Vous pouvez devenir des “consomm’ acteurs”, le commerce équitable a pour objectif de faire de vous des consommateurs intelligents.                 

Ce concept vise l’équilibre dans les échanges commerciaux entre les petits producteurs du Sud du globe et les consommateurs du Nord.            

L’objectif ultime, c’est d’éviter aux premiers de recourir à l’emprunt international donc de refuser l’endettement à outrance.  Les petits producteurs deviennent ainsi des partenaires à part entière. A nous les consommateurs d’œuvrer en ce sens.

Trois principes règlent le commerce équitable
  • Diminuer le nombre d’intermédiaires dans les échanges commerciaux entre le Nord et le Sud.
  • Développer des partenariats sur le long terme entre petits producteurs et consommateurs occidentaux pour offrir des débouchés surs pour les produits équitables.
  • Enfin, le prix doit être équitable pour couvrir les coûts de production et laisser une marge pour l’investissement.

Les devoirs du producteur.

Le producteur à l’obligation d’œuvrer en faveur de l’environnement par des pratiques agricoles douces.

Il doit maintenir un équilibre entre la production de subsistance et d’exportation, et toutes ces décisions doivent être inscrites dans un cadre démocratique.

Le commerce équitable doit au final permettre de lutter contre l’exploitation des enfants, l’esclavage et le travail forcé.

Les produits concernés.

Le café, bien sur, qui a contribué a faire connaître le commerce équitable, mais aussi les thés, chocolats, sucres, céréales, jus de fruit, bananes… On trouve également, en boutique et sur internet, des vêtements (Azimuts), du linge de maison, des objets de décoration, des jouets, de la vaisselle, des produits cosmétiques ou des instruments de musique.

…Né dans les années 50 En 1957, un groupe de jeunes catholiques des Pays-Bas décide de former une association de commerce dit alternatif dans le but d’importer directement des produits des pays en développement.

Puis les pays concernés élèvent la voix et réclame le commerce équitable dans le cadre du développement durable dans les années 60 aux Nations Unies : marre de la dépendance… Le premier groupe certifié équitable, c’est celui de Max Havelaar qui voit le jour en 1988.

Le Cinéma africain

Le Cinéma africain

L’expression “cinéma africain” désigne les films et la production cinématographique associés aux pays
d’Afrique du Nord, d’Afrique noire francophone et d’Afrique noire non francophone.

Même si une industrie du cinéma existe depuis le début du XXe siècle en Afrique du Sud et que des expériences locales ont été tentées en Tunisie dès les années 1920, les cinémas africains sont relativement jeunes puisqu’ils ont commencé à être produits à partir de la décolonisation et des indépendances (années 1950 et surtout 1960).

L’Afrique est de loin le « continent le plus mal desservi » en matière de distribution cinématographique, avec seulement un écran pour 787 402 personnes. « Seuls 19 pays africains sur 54 (35 %) offrent un soutien financier quelconque aux cinéastes, le plus souvent sous la forme de petites subventions ou d’aides »

(2018) Sur les traces du Sénégal d’Omar Sy

Pendant six ans, le réalisateur a silloné le Sénégal pour trouver les décors de son futur road-movie, accompagné de sa co-scénariste Agnès de Sacy. Tous les décors du film sont réels, de Diofor, un village de la commune du Sine Saloum dans l’ouest, à la capitale Dakar. Des scènes ont également été tournées à Thiès, Saint-Louis, Podor et Loumpoul.

L’accueil au Sénégal

Tourné au Sénégal, le film y a également été projeté en avant-première. Toute l’équipe s’est retrouvée au Grand Théâtre national de Dakar, en présence de Youssou N’Dour et de l’ambassadeur de France notamment. Deux projections en plein air ont également été organisées. L’une à Saint-Louis et l’autre à Diofor, avec les habitants des communes qui, pour plusieurs d’entre eux, ont joué les figurants. La salle de cinéma Canal Olympia terenga a elle aussi projeté le film en présence d’Omar Sy.

Jacques Sarasin (2001) part sur les traces du chanteur Boubacar Traoré, entre les foyers d’immigrés de la région parisienne et les villes du Mali.

A la radio, dans les années soixante, Boubacar Traoré réveille chaque matin le Mali en chantant l’indépendance. Il fait danser tous les jeunes sur ses tubes mais sa musique est uniquement diffusée par la radio et il n’a pas un sous en poche. Il pose alors sa guitare et commence à travailler comme tailleur pour nourrir sa famille. Quelques années plus tard, un drame le frappe : Pierrette, sa femme aimée décède. KarKar ne s’en remet pas et s’exile en France. Il travaille dans le bâtiment et chante dans les foyers d’immigrés de la région parisienne où il passe sa vie. Au Mali, on le croit disparu à jamais. Quelques années plus tard, un producteur phonographique écoute un vieil enregistrement… La fin du film, « Karkar », de sa voix rauque inimitable entonne :

« Tu peux être un roi chez toi, mais dès que tu es immigré, tu es n’importe quoi ». Tout est dit.

Et aussi de superbes images, le fleuve Niger, le pays Dogon et les falaises de Bandiagara et encore de la musique dont un morceau en compagnie d’Ali Farka Touré : grandiose !!!

(2021) Twist à Bamako de  Robert Guédiguia

Le Mali goûte son indépendance fraîchement acquise et la jeunesse de Bamako danse des nuits entières sur le twist venu de France et d’Amérique.

Samba, le fils d’un riche commerçant, vit corps et âme l’idéal révolutionnaire : il parcourt le pays pour expliquer aux paysans les vertus du socialisme.

C’est là, en pays bambara, que surgit Lara, une jeune fille mariée de force, dont la beauté et la détermination bouleversent Samba. Samba et Lara savent leur amour menacé.

Mais ils espèrent que, pour eux comme pour le Mali, le ciel s’éclaircira…

2023 “Tirailleurs”. Ce film revient sur le destin tragique des Africains, souvent enrôlés de force par l’armée française pour étoffer ses rangs, pendant la période coloniale. Tirailleurs raconte l’histoire d’un père (Omar Sy), qui rejoint les forces françaises en 1917 après que son fils (Alassane Diong) a été enrôlé de force sur un territoire colonisé par la France. Bakary Diallo n’a qu’un seule obsession : ramener Thierno vivant de la Grande guerre.

A l’instar du film Indigènes de Rachid Bouchareb, Tirailleurs a permis de remettre sur le devant de la scène ces héros oubliés et maltraités. La sortie du film a coïncidé avec l’annonce qu’une vingtaine de tirailleurs sénégalais allaient pouvoir rentrer définitivement dans leur pays d’origine sans perdre leur minimum vieillesse.

La noire de … Sembène Ousmane (1966, en noir et blanc)  Film franco-sénégalais

C’est le 1er film de Sembène Ousmane, figure emblématique du cinéma africain. C’est aussi le 1er film africain à être primé lors d’un festival.

La Noire est une Sénégalaise qui s’occupe des enfants d’un couple de Français installé à Dakar. Elle les suit à leur retour en France, s’occupe alors des tâches ménagères et se retrouve prisonnière dans l’appartement du couple. On vit son sentiment d’isolement et de perte d’identité qui la conduit à regretter d’avoir quitté son pays natal. Sembène Ousmane démarre avec ce film le combat de toute une vie : la lutte contre l’esclavage moderne des Noirs et leur soumission aux Blancs.

Un film qui ne peut pas laisser indifférent sur des sujets toujours d’actualité ! Ce personnage, à la fois doux et rebelle, symbolise toute la révolte des femmes contre l’injustice de la colonisation. 

2023 “Moi Capitaine” empruntant les codes du grand film d’aventure, le réalisateur italien Matteo Garrone raconte le périple d’un adolescent malgré lui à la barre d’une embarcation de fortune alors qu’il « ne sait même pas nager ».

Le départ de la maison, les trafiquants, la traversée du désert, les « prisons » libyennes, la fuite par la Méditerranée… Cette histoire est celle de Fofana Amara.

Et elle résonne avec justesse avec les récits de vie des personnes secourues par notre navire.  

Entrevue croisée d’un réalisateur engagé et de celui qui a inspiré « Moi, capitaine », un « voyage initiatique d’un garçon qui deviendra un homme. »

2024, “Ici et là-bas”. Installé depuis 15 ans au Sénégal, Adrien mène une vie paisible au côté de sa compagne Aminata. Lorsqu’ il est renvoyé en France pour un problème de visa, il débarque chez Sékou, un cousin éloigné de sa femme, qui travaille comme commercial à Paris.

Contraint par sa patronne d’aller en régions à la rencontre de clients, Sékou n’a d’autre choix que d’embarquer ce drôle de cousin dans un tour de France qui leur réserve bien des surprises.

(2023). Les jeunes adultes, Banel (18 ans) et Adama (19 ans) vivent dans un village reculé du nord du Sénégal qu’ils n’ont jamais quitté.

Adama, gardien de vaches, est calme et introverti tandis que son épouse Banel fait preuve d’une nature passionnée et rebelle. Tous deux sont très amoureux et aspirent à avoir leur propre maison. C’est pour cette raison que le couple a décidé de vivre séparément de leurs familles respectives. L’équilibre de la communauté est rompu lorsqu’Adama refuse de remplir son devoir de sang en tant que futur chef. Il en informe le conseil du village, ce qui provoque bien des remous.

La Pirogue est un film franco–sénégalais 

réalisé par Moussa Touré, sorti en 2012.

Le film a concouru dans la catégorie Un certain regard du Festival de Cannes 

Des hommes et une femme quittent le Sénégal à bord d’une pirogue, en compagnie d’autres émigrants guinéens. Ils souhaitent tous rejoindre l’« eldorado » espagnol et européen via les îles Canaries. Pour cela, ils doivent affronter la solitude de la mer, une violente tempête et une panne de moteur qui les laissent perdus au milieu de l’immensité liquide. Ils doivent jeter des victimes à la mer et subir de longs jours d’attente sans boire ni manger jusqu’à leur sauvetage par la marine espagnole. Recueillis aux Canaries par la Croix-Rouge espagnole, les rescapés sont expulsés en avion vers leur pays d’origine au bout de quelques jours.

(2023) Saloum.

Abattus en vol après avoir fui un coup d’État en exfiltrant un baron de la drogue de Guinée-Bissau, les légendaires mercenaires connus sous le nom de Hyènes de Bangui – Chaka, Rafa et Minuit – doivent se cacher et faire profil bas afin de réparer leur avion et ne pas attirer l’attention sur les kilos d’or qu’ils ont volés. Leur objectif : Dakar, au Sénégal.

Trouvant refuge dans un camp de vacances du Sine-Saloum, ils font de leur mieux pour se fondre parmi les vacanciers. Ils vont y retrouver Awa, une muette aux secrets cachés, ainsi qu’un policier qui pourrait être à leurs trousses, mais c’est Chaka qui cache le plus sombre des secrets. À l’insu des autres Hyènes, il les a amenés ici pour une raison précise et lorsque son passé le rattrape, ses décisions ont des conséquences dévastatrices, menaçant de déchaîner l’enfer sur eux.

Une publicité pour le littoral sénégalais, à voir pour les très beaux paysages.

Ethnies du pays de la Téranga

Ethnies du pays de la Téranga

Le facteur ethnique joue un rôle important dans le fonctionnement des sociétés africaines.

Parmi les autres grandes catégories de différenciation sociale :

  • caste,
  • religion,
  • classe, 

l’ethnicité semble la plus opérante.

L’impact des grandes religions importées, le statut des castes ainsi que les divisions politiques entraînées par le fait colonial et sa suite, n’ont pas réussi à ébranler durablement l’unité nationale sénégalaise.

Celle-ci s’est forgée historiquement et les nombreux mariages interethniques ou l’urbanisation accélérée ont fait du Sénégal “une communauté de personnes originaires d’un même territoire, obéissant aux lois d’un même Etat”.

Le sénégal compte vingt et une ethnies.

Les groupes ethniques au Sénégal

Issus du royaume Dyolof fondé au XVIème siècle, les Wolof se dispersèrent vers le XVIème siècle. Représentant aujourd’hui 43% de la population sénégalaise, ils constituent l’ethnie dominante. Mais 80% de Sénégalais parlent le Wolof, devenu la langue principale.

Leur langue d’origine nigéro-congolaise est devenue un moyen d’expression à part entière. Majoritaires, les Wolofs constituent sans conteste l’ethnie qui joue le rôle le plus important.

Associés au colons dans le développement de l’Afrique Occidentale française et souvent usés par eux, ils ont réussi à tirer leur épingle du jeux et ténir les rênes du Sénégal indépendant. Leur peuple est régi par un système de caste toujours vivace de nos jours.

Concernant leur savoir-faire, il réside principalement dans l’agriculture et plus particulièrement dans la culture d’arachide. Les Wolofs se rapprochèrent de l’islam que très tard, au XIXe siècle.

Ces deux groupes etheniques proches, partagent la même langue, le pulaar.
Ils  forment à eux deux 25% de la population.

Les Toucouleurs

sont les premiers à suivre la parole du prophète (et très tôt, ce fut ce qui les distingua).

Comme presque toutes les sociétes des parages, le peuple toucouleur s’organise comme un système de castes, qualifiant de façon séparées les hommes de prière, les nobles, les artisans, les pêcheurs…

Bergers nomades, les Toucouleur sont cependant de plus en plus nombreux à délaisser les conditions de vie rudes du Sahel pour s’établir en ville. Un jeune Toucouleur vivant en milieu urbain à toutes les chances d’être trilingue : il parle toucouleur à la mison, wolof avec ses amis, français à l’école.

Les Peuls,

leurs origines restent mystérieuses.

Certaines hypothèses avancent qu’ils viendraient d’Afrique de l’Est, de Nubie, d’Ethiopie, voire de plus loin encore…

On les associes dés le XVe siècle à l’islam, à de grands marabouts et à l’arrivée en afrique noire des premiers éléments de l’écriture arabe.

Ils sont traditionnellement éleveurs.

Un autre groupe important (autour de 10%) mais historiquement, ils ont la particularité d’avoir été islamisés à l’époque du Mali et du Ghana. Et ensuite d’être retournés vers l’animisme, puis vers Mahomet avec la montée en puissance d’El Hadj Omar Tal.

Les Soninkés

sont considèrés comme les descendants des fondateurs de l’empire du Ghana au XVIème siècle, ils cultivent le goût de la liberté et du voyage.

Contraints à l’exil, beaucoup d’entre eux sont allés en Europe, et plus particulièrement, en France, où ils constituent l’une des plus importantes communautés sénégalaises.

Ils restent profondément attachés à la religion musulmane.

Peuple que l’on ose à peine présenter,

le peuple Mandingue

à la musique moderne. Ce sont les descendants des guerriers musulmans qui ont fui la chute de l’Empire du Mali en se réfugiant en Gambie et en Casamance.

Aujourd’hui, ils vivent principalement dans une région à cheval entre les fleuves Sénégal et Niger (Mali, Sénégal) egalement en Gambie Guinée et en côte d’Ivoire.

Les Madingues connurent l’Islam au XIe siècle.

Souvent considéré comme un sous-groupe des Wolof,

Les Lébou

habitent la région du Cap-Vert (0,8% de la population du Sénégal).

Légitimés par le pouvoir colonial, ils ont proclamé leur indépendance en 1831, et sont par conséquent la seule ethnie a s’être organisée en gouvernement.

Les lébous sont radicalement tournés vers la mer, gardant les cultures de mil et manioc pour les moments où le poisson se fait plus rare.

Ils parlent un dialecte wolof et sont aujourd’hui majoritairement musulmans, mais ont conservé des pratiques issues de leur religion traditionnelle.

Troisième ethnie du Sénégal après les Wolof et les Peuls (17% de la population),

les Sérère

auraient pour origine le Fouta-Toro qu’ils auraient quitté vers le XIIème siècle pour fuir l’islamisation instaurée par l’empire du Mali, mais aussi à cause de la sècheresse.

Aujourd’hui il habitent le centre-ouest du Sénégal, au sud de la région de Dakar jusqu’à la frontière gambienne (particulièrement dans la région du Sine Saloum), et ils vivent de la culture du mil et de l’arachide ainsi que de la pêche.

Leur mode de vie reste très marqué par l’animisme, cependant, la majorité d’entre eux ont adopté la religion chrétienne.

Sport aujourd’hui national, la lutte est d’origine sérère et nombre d’entre eux participent aux tournois de Mbapatt aux côtés des Diolas avec qui ils ont un très ancien lien de parenté.

Ethnie de la Basse-Casamance (5% de la population du Sénégal) près des régions forestières,

les Diolas

ont longtemps été protégés des invasions guerrières grâce à la barrière naturelle constituée par les marigots et les îles de la Casamance.

Ils sont profondément attachés à leurs terres, à bien des égards, ils sont à part. La culture du le riz, qui sert de base à leur alimentation, a survecu à toutes les pressions coloniales.

Les Diolas sont également les spécialistes de la culture de palmiers et de la récolte du vin de palme. C’est un peuple très épris de liberté qui refusa toute domination étrangère et les enrôlements de force dans tous les conflits.

Essentiellement catholiques, ils respectent aussi les valeurs ancestrales de la nature et de la vie et perpétuent les traditions animistes au travers de rites.

Les Bassaris

(population 10 000 à 30 000) sont un groupe ethnique établi principalement sur les plateaux (région de collines) du Sénégal oriental et dans le nord de la Guinée.

Côté sénégalais, le pays Bassari est inclus en quasi-totalité dans le territoire du Parc national du Niokolo-Koba. Côté guinéen, certains villages ne sont accessibles qu’à pied ou en deux-roues. Cet isolement explique en partie le fort maintien des traditions au sein de la population Bassari.

Contrairement à d’autres peuples d’Afrique de l’Ouest, les Bassaris ont résisté aux razzias esclavagistes et à l’islamisation. Cette ethnie résolument de religion traditionnelle s’est réfugiée sur les contreforts montagneux du Fouta-Djalon pour échapper au harcèlement séculaire des Peuls musulmans.

Les Bassaris ont toujours été plus ou moins protégés des djihads peuls, grâce à leur isolement et au fait qu’ils vivent en altitude. Malgré cela, beaucoup ont été convertis à l’islam par des chefs peuls. D’autres sont devenus chrétiens avec les missionnaires européens au XXe siècle.

Les Bassari véhiculent auprès des occidentaux les images les plus familières du Sénégal à travers leurs cérémonies bigarrées et leurs cases aux toits de chaume.

Les Bediks

forment un peuple de deux mille trois cents habitants.

Ils vivent dans les monts du Bandemba, au Sénégal oriental, entre la frontière guinéenne au sud et la courbe du fleuve Gambie au nord, dans ce pays de Kédougou éloigné de tout, dans la chaleur torride des saisons sèches, dans la moiteur terrible des étés d’hivernage.

Les Bedik sont les premiers occupants connus de cette région.

Leur histoire les fait venir du Mandin, au sud-ouest de Bamako. Animistes, ils ont dû quitter ces régions prestigieuses de Guinée du fait de l’invasion des Peuls musulmans qui à la fin du XIXe siècle les a conduits à se réfugier sur les hauteurs.

Ces blocs impressionnants de pierre, au milieu desquels les Bedik ont construit leurs villages, constituent une protection naturelle efficace. Ces pierres de dolérite qui entourent leurs maisons ont protégé jadis leurs ancêtres et accueillent encore aujourd’hui leurs sacrifices.

Ils sont catholiques, mais leur pratique est mêlée d’animisme.

Les Maures

constituent un ensemble de populations au nombre de 2 millions environ, répartis du Haut Atlas jusqu’au fleuve Sénégal.
Ils sont de langue arabe et considérés issus du métissage de populations arabes bédouines, berbères et noires. L’élevage, plus ou moins nomade, constitue leur activité principale. Dans les régions les plus arides, les troupeaux sont composés de chameaux et de chèvres ; ailleurs, ils comprennent également des chevaux et parfois des bovins. Les laitages forment la base de l’alimentation.
L’artisanat est développé et les Maures ont la réputation d’être d’excellents commerçants.
Leur tenue vestimentaire est la gandourah de toile teinte, d’où le nom d’hommes bleus qui leur est parfois donné ; les femmes portent le voile.
L’organisation sociale est fondée sur la filiation en ligne paternelle. Le mariage est monogame.
La société est très hiérarchisée : au sommet viennent les marabouts et l’aristocratie, puis les hommes libres, tributaires des nobles, les affranchis (harratin), les esclaves, les artisans, groupés en castes.
Leur islamisation remonte au XVe siècle.